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Il a été élu dès le premier tour avec 50,68% des voix. Ce religieux est considéré comme un modéré.

La France se dit prête à travailler avec lui. 

 

Hassan Rohani, le 14 juin 2013 à Téhéran (Iran).

Hassan Rohani, le 14 juin 2013 à Téhéran (Iran). (ATTA KENARE / AFP)

 

Il est la nouvelle figure de l'Iran. Hassan Rohani a été élu dès le premier tour, samedi 15 juin, lors du premier tour de l'élection présidentielle, selon des résultats officiels. Il a obtenu 50,68% des voix. Lors de sa première déclaration, le nouveau président a salué "la victoire de la modération sur l'extrémisme" et demandé à la communauté internationale "la reconnaissance des droits" de l'Iran pour obtenir en contrepartie "une réponse appropriée", faisant allusion aux négociations nucléaires. Ce religieux est connu pour sa très grande modération dans son discours. Pour autant, il ne faut pas s'attendre à un bouleversement.

Surnomé le "cheikh diplomate"

Agé de 64 ans, il est principalement connu en Occident pour avoir été responsable des négociations sur le dossier nucléaire de Téhéran sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami entre 1997 et 2005. C'est à cette période qu'il a gagné son surnom de "cheikh diplomate". C'est ainsi qu'en 2003, lors de négociations avec Paris, Londres et Berlin, il avait accepté la suspension de l'enrichissement d'uranium et l'application du protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP), permettant des inspections inopinées des installations nucléaires iraniennes. 

Député entre 1980 et 2000, il a aussi un long passé de responsable politique en Iran. Il a ensuite été membre de l'Assemblée des experts, instance chargée de superviser le travail du guide suprême Ali Khamenei. Il est toujours représentant de l'ayatollah Khamenei au sein du Conseil suprême de la sécurité nationale.

Ouverture mais pas rupture

Durant la campagne électorale, il n'a cessé de répéter qu'il était partisan d'une plus grande souplesse vis-à-vis de l'Occident pour mettre fin aux sanctions qui ont plongé le pays dans une grave crise économique. Il a ainsi choisi pour symbole une clé, qui ouvre selon lui la porte des solutions aux problèmes du pays, et la couleur violette, une teinte à la mode. "Mon gouvernement ne sera pas un gouvernement de compromis et de reddition (en matière nucléaire) mais nous ne serons pas non plus aventuriers", a-t-il ainsi affirmé, se disant "dans la continuité de Rafsandjani et Khatami". Il n'a pas non plus écarté - "même si cela sera difficile" selon lui - des discussions directes avec les Etats-Unis, ennemi historique de la République islamique, pour régler la crise nucléaire.

Pour autant, il ne faut pas s'attendre à un renversement politique en Iran. Si Rohani est un modéré, son arrivée en tête du scrutin est due au soutien des réformateurs face à des conservateurs divisés. Ses marges de manœuvre ne seront donc pas très grandes. Le vrai pouvoir est toujours tenu par les mollahs et les gardiens de la révolution.

La France prête à travailler avec lui

Plusieurs pays occidentaux ont pris acte de cette victoire. La France s'est dit "prête à travailler" avec lui, notamment sur le dossier nucléaire et sur "l'engagement de l'Iran en Syrie", a indiqué Laurent Fabius. De son côté, le Royaume-Uni l'a appelé "à mettre l'Iran sur un nouveau chemin", notamment en "s'attelant aux inquiétudes de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien"

De son côté, Israël, ennemi de l'Iran, a minimisé le rôle du nouveau président, soulignant que c'est le Guide suprême Ali Khameini qui décide de la politique nucléaire iranienne.

Source

 

 

La Maison Blanche, sans même féliciter le vainqueur a déclaré :

"Nous avons espoir que le nouveau gouvernement iranien prendra en compte la volonté des Iraniens et fera des choix responsables, porteurs d’un meilleur avenir pour tous les Iraniens."

Mais le clou de l’indécence est ce passage du communiqué américain insultant pour les Iraniens:

"L’élection d’hier a été marquée par un manque de transparence, la censure dans les médias, internet ou encore des textos, dans un contexte général d’intimidation qui a bridé la liberté d’expression et de rassemblement"

Barack Obama, pris la main dans le pot de confiture, veut encore donner des leçons de démocratie et ose parler d’internet ? C’est le monde à l’envers et, le ridicule ne tue pas. Vraiment.

 

source



 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #ACTUALITES

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