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Ancien membre du directoire du constructeur automobile Volkswagen, il avait été missionné par Gerhard Schröder pour assouplir le marché du travail.

 

Peter Hartz, père des réformes allemandes, en 2007. (DAVID HECKER/DDP/AFP) Peter Hartz, père des réformes allemandes, en 2007. (DAVID HECKER/DDP/AFP)

 

 

 

L'Elysée a démenti mardi 28 janvier des informations de la presse allemande selon lesquelles Peter Hartz, le père des réformes du marché du travail allemand sous le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, était appelé à conseiller le président français François Hollande, tout en confirmant un "entretien informel".

"François Hollande l'a reçu il y a deux mois à sa demande pour un entretien informel d'une heure et pour l'inviter à un colloque", a déclaré à l'AFP le conseiller politique du président français, Aquilino Morelle, en marge d'une visite en Turquie. "Je démens qu'il soit son conseiller ou soit amené à le devenir", a-t-il ajouté.

Le quotidien régional allemand Saarbrücker Zeitung a écrit mardi que Peter Hartz, le père des réformes du marché du travail allemand sous Gerhard Schröder, allait conseiller le président français François Hollande, précisant qu'il avait déjà été reçu à la présidence française.

Peter Hartz a refusé de donner des détails sur son entretien avec le président français, selon le quotidien.

"On n'est pas obligés de suivre"

Peter Hartz, ancien membre du directoire du constructeur automobile Volkswagen, avait été chargé en 2002 par Gerhard Schröder de présenter une série de réformes du marché du travail allemand.

Son fameux "Agenda 2010" avait profondément remanié l'Etat-providence allemand pour remettre au travail une Allemagne plombée par le chômage.

Interrogé sur France Inter avant la mise au point formelle de l'Elysée, le ministre français du Travail, Michel Sapin, a également écarté la venue de Peter Hartz comme conseiller. "Je ne l'ai pas croisé à l'Elysée, il peut m'être arrivé de l'avoir croisé dans tel ou tel colloque ou telle ou telle rencontre, c'est quelqu'un qui est intéressant, je ne crois pas qu'il soit question qu'il soit conseiller politique du président de la République", a-t-il dit.

"M. Hartz est quelqu'un qui a conseillé le gouvernement allemand à un moment donné, qui a travaillé avec lui sur un projet, même sur une réalisation" concernant le marché du travail, "ça a eu des effets bénéfiques et des effets difficiles" tels que "la pauvreté", a ajouté Michel Sapin. "Les choses ne sont pas toutes roses comme ça en Allemagne, elles sont aussi très contrastées, y compris à la suite de ces décisions-là", a-t-il poursuivi.


"Qu'on l'écoute, qu'on parle avec lui et qu'on regarde quelle était l'expérience, ça me paraît être la moindre des choses, on a le droit d'ouvrir les yeux, d'ouvrir les oreilles, on n'est pas obligés de suivre pour autant", a ajouté Michel Sapin.

(Avec AFP)

source via Maître Confucius

Tag(s) : #POLITIQUE

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