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Par RFI

Le Premier ministre grec a mis en garde ce samedi 5 novembre l'opposition contre un refus d’un gouvernement de coalition qui menacerait la Grèce d'être poussée hors de la zone euro. Georges Papandérou s'est déjà engagé à ne pas diriger lui-même ce gouvernement de coalition. Mais le chef du principal parti d'opposition grecque Antonis Samaras a, une nouvelle fois, réclamé des élections anticipées immédiates. Dans ce contexte, le président grec Carolos Papoulias réunira dans les plus brefs délais les chefs des partis politiques pour qu'ils discutent « des possibilités de collaboration ».

Le leader du parti Nouvelle Démocratie Antonis Samaras à sa sortie du Parlement, à Athènes, le 5 novembre 2011.

Le leader du parti Nouvelle Démocratie Antonis Samaras à sa sortie du Parlement, à Athènes, le 5 novembre 2011.
REUTERS/Panayiotis Tzamaros

 

Avec notre envoyée spéciale à Athènes

Pour l'heure, aucun compromis entre les socialistes et le principal parti d’opposition ne se dégage, bien au contraire. L’homme fort du parti Nouvelle Démocratie Antonis Samaras semble avoir opté pour une politique de blocage.

Pourtant au moment fort du psychodrame en milieu de semaine, le chef des conservateurs avait laissé entendre que son parti pourrait collaborer à un gouvernement de coalition. Il s’était même dit prêt pour la première fois à approuver le plan de sauvetage européen. Mais entre-temps Samaras à douché ses espoirs. Il exige à nouveau des élections anticipées immédiates, un scénario que le Premier ministre, lui, juge catastrophique. Mais Georges Papandérou est de moins en moins maî tre du jeu. Il a d’ailleurs renouvelé son offre de céder sa place pour ouvrir la voie à un compromis.

Les hommes politiques se livrent pour l’instant à une bataille acharnée pour le pouvoir. Pourtant le temps presse : la Grèce a désespérément besoin d’une nouvelle tranche d’aide européenne à hauteur de 8 milliards d’euros bloqués pour le moment par les Européens afin de forcer Athènes à retrouver la stabilité politique. Si cet argent n’arrive pas avant le 15 décembre, le pays serait en situation de faillite et ne pourrait plus payer ses fonctionnaires.

source: RFIfr

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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