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Alors que les protestations fusent sur l'utilisation du Gardasil, le vaccin contre le cancer du col de l'utérus, deux jeunes femmes ont saisi la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon. La déclaration faite lundi par leur avocat indique que celles-ci auraient ressenti de graves effets secondaires suite à des injections.

Les contestations contre le Gardasil, vaccin contre le cancer de l'utérus se font de plus en plus entendre. Ce médicament, commercialisé en novembre 2006 par Sanofi Pasteur MSD, est depuis quelques temps suspecté d'entrainer de lourds effets secondaires. Selon le journal Le Monde daté du mardi 12 juillet, deux jeunes femmes âgées de 16 et 20 ans, auraient ressenti de violentes douleurs au ventre et à la tête ainsi que des crises de paralysie suite à des injections. Le quotidien rapporte que celles-ci auraient envoyé une demande d'indemnisation à la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon.

La CRCI devrait prochainement analyser le cas des deux patientes afin d'établir un éventuel lien entre la prise du vaccin et les effets décrits. Si l'une des victimes évoque une "polyradiculonévrite chronique, probablement à la suite d'une l'injection de Gardasil", les médecins sont en revanche plus sceptiques sur le cas de la deuxième soupçonnant "un problème relationnel avec [sa] mère, ou du stress à cause du concours de médecine".

Charles Joseph-Oudin (l'avocat des victimes du Mediator) s'est saisi du cas des deux jeunes filles. Selon lui, ces premières demandes d'indemnisation ne sont que les prémices d'une nouvelle affaire pharmaceutique. "D'autres [cas] suivront", précise-t-il. Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, 1.700 notifications pour le Gardasil ont été enregistrées depuis sa commercialisation. Il s'agit "essentiellement d'accès fébriles intervenus dans les jours qui ont suivi l'injection", précise l'Afssaps au Monde.

Environ 1.000 décès liés au cancer du col de l'utérus sont enregistrés chaque année en France, selon les chiffres de l'Institut national du cancer. Afin de prévenir l'apparition de lésions cancéreuses, il est recommandé aux femmes entre 25 à 65 ans de procéder à un dépistage par un frottis cervico-utérin effectué tous les trois ans.