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La tuerie lundi dans une école juive française a provoqué horreur et indignation dans le monde, et amené à un renforcement des mesures de sécurité autour d'intérêts juifs dans certains pays d'Europe.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné vigoureusement lundi en fin de journée la fusillade qui a tué quatre personnes, dont trois enfants.

À la suite de la tragédie qui a eu lieu lundi matin devant un collège, dans le sud-ouest du pays, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures de sécurité exceptionnelles et la suspension de sa campagne électorale,

« Cet acte odieux ne peut pas rester impuni », a déclaré le président de la République dans un discours solennel à la nation, lors duquel il a annoncé le déclenchement du plan Vigipirate écarlate, destiné à prévenir les actions terroristes.

Des mesures de sécurité seront également renforcées autour des établissements confessionnels de Toulouse, a annoncé Nicolas Sarkozy.

L'attaque s'est déroulée devant l'école confessionnelle Ozar Hatorah, dans un quartier résidentiel, au moment où les élèves arrivaient à l'école.

Un professeur de 30 ans ainsi que des enfants de 3 ans, 6 ans et 10 ans ont perdu la vie, selon les autorités. Outre ces victimes, quatre autres personnes auraient également été blessées, dont un adolescent de 17 ans, qui aurait été blessé grièvement.

Le professeur serait un Franco-Israélien originaire de Jérusalem, Jonathan Sandler, selon un proche de la victime qui s'est entretenu avec l'AFP.

Le tueur « a tiré sur tout ce qu'il y avait en face de lui », a déclaré le procureur de la République, Michel Valet. « Les enfants ont été poursuivis dans l'école pour les achever », a ajouté le procureur.

L'auteur des coups de feu s'est ensuite enfui en scooter noir, selon les témoins cités par différents médias européens.

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de l'école par la police. Tous les enfants ont été regroupés dans l'école. Une cellule d'assistance psychologique a été dépêchée sur place.

Des pistes islamistes et de l'ultra-droite privilégiées

Le président Sarkozy, qui a suspendu sa campagne électorale « jusqu'à au moins mercredi », a décrété une minute de silence mardi dans les écoles et a assuré qu' « absolument tout sera mis en oeuvre pour retrouver » le tueur.

« Nous ne devons pas céder face à la terreur. La barbarie, la sauvagerie, la cruauté ne peuvent pas gagner, la haine ne peut pas gagner, la République est beaucoup plus forte que tout cela », a-t-il déclaré.

Le président Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu sur place en compagnie du président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Richard Prasquier, a qualifié la tuerie de « tragédie nationale », tout en laissant entendre que le massacre « semble » avoir été motivé par des préjugés antisémites.

Une source proche de l'enquête indique que les policiers responsables de l'enquête sur la tuerie privilégient l'hypothèse islamiste ou celle de l'ultra-droite sans toutefois en écarter d'autres.

 
Alexandra Szacka relate les réactions à la fusillade en France

Lien avec le meurtre de trois militaires

Cette fusillade survient moins d'une semaine après que trois militaires d'origine maghrébine eurent été tués dans deux attaques distinctes à Montauban et Toulouse, au cours desquelles un homme à scooter avait également pris la fuite.

Lundi, Nicolas Sarkozy a confirmé que l'arme utilisée était la même que lors de ces crimes.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des enquêtes sur les meurtres des militaires à Toulouse et à Montauban et sur ceux de l'école juive de Toulouse, a annoncé le bureau du procureur.

Tous les lieux confessionnels en France, notamment les écoles juives, vont faire l'objet d'une surveillance renforcée après la fusillade, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Condamnations unanimes

Le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, qui s'est rendu sur place, a également suspendu sa campagne présidentielle pour honorer la mémoire des victimes. « Nous n'oublierons rien », a-t-il déclaré à Toulouse.

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui se rendra également à Toulouse, s'est dit « horrifié » et « bouleversé » par la tragédie.

La Confédération des Juifs de France et amis d'Israël n'a pas tardé à réagir. « Nous ne pouvons que constater que la haine diffusée par la propagande antisioniste relayée par des personnalités dites de "premier plan" ne peut qu'encourager la folie meurtrière des fanatiques », a-t-elle déclaré par voie de communiqué.

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a indiqué que « l'attentat de Toulouse [...] est un acte horrible et ignoble, qui s'ajoute à d'autres actes récents de violence absurde qui ont blessé la France ».

Aux États-Unis, la Maison-Blanche a dénoncé « dans les termes les plus forts » cet « acte de violence gratuit et révoltant ». Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a également condamné « catégoriquement l'attentat lâche et meurtrier ».

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a condamné la fusillade, dénonçant « un crime odieux », dans un communiqué.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a quant à lui condamné ce qu'il a appelé un « meurtre méprisable de Juifs ». Israël a dit compter sur Paris « pour faire toute la lumière » après la fusillade.

« En France aujourd'hui, il y a eu un meurtre odieux de Juifs, dont des petits enfants », a dénoncé le premier ministre israélien.

De son côté, le Congrès juif européen a demandé lundi aux autorités françaises de « tout faire » pour retrouver l'auteur de la fusillade.

La communauté juive de France compte de 500 000 à 700 000 membres et est la plus importante en Europe.
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Tag(s) : #ACTUALITES

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