Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog


TOKYO - Le gouvernement japonais a demandé et obtenu mercredi une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU après le tir par la Corée du Nord d'une fusée à longue portée, soupçonné par une partie de la communauté internationale d'être un essai de missile balistique.

Suite au lancement de ce que le Japon pense être un missile à longue portée, l'ambassadeur japonais Tsuneo Nishida à l'ONU a transmis cette requête auprès de la présidence marocaine du Conseil, selon les médias nippons.

Peu après, un diplomate occidental à l'ONU a confirmé que des consultations se tiendront mercredi en fin de matinée à la demande des Japonais et des Américains.

Le fait que la Corée du Nord ait procédé à ce tir est un important acte de provocation qui menace la paix et la stabilité de la région, notre pays compris, a justifié le porte-parole du gouvernement, Osamu Fujimura, lors d'une conférence de presse.

Et d'ajouter: nous ne pouvons pas tolérer ce tir. Nous protestons vigoureusement à l'égard de la Corée du Nord.

Un missile que la Corée du Nord appelle +fusée+ a été tiré à 09H49 et est passé au-dessus d'Okinawa à 10H01. Nous n'avons lancé aucune interception et aucun dégât n'a été constaté sur le territoire japonais, avait expliqué le bureau du Premier ministre Yoshihiko Noda, précisant que la fusée avait été tirée vers le sud.

Depuis plusieurs jours, le gouvernement japonais avait mis en alerte les Forces d'auto-défense (le nom de l'armée japonaise) afin qu'elles détruisent le lanceur si lui ou ses débris menaçaient le territoire nippon.

En prévision du lancement, l'archipel avait mis en batterie des missiles sol-air Patriot PAC 3 à Tokyo et sur l'île d'Okinawa (sud) et dépêché trois destroyers équipés de missiles d'interception SM-3.

Les deux pays n'ont pas de relations diplomatiques et entretiennent des rapports tendus, voire hostiles, avec en toile de fond l'occupation de la péninsule coréenne par le Japon entre 1910 et 1945.

La Corée du Nord, qui a qualifié son tir de succès, selon son agence de presse officielle, avait d'abord annoncé vouloir lancer sa fusée Unha-3 du 10 au 22 décembre, avant d'élargir la fenêtre de tir jusqu'au 29 décembre.

En annonçant son intention de tirer une fusée, Pyongyang avait déclaré vouloir mettre en orbite un satellite civil d'observation terrestre, mais une partie de la communauté internationale avait dénoncé un nouvel essai de missile balistique que lui interdisent les sanctions de l'ONU.

Tokyo avait immédiatement annoncé la suspension de ses pourparlers avec la Corée du Nord prévus à Pékin les 5 et 6 décembre, en vue d'un début de normalisation.

Mardi, les médias sud-coréens avaient affirmé que les Nord-Coréens avaient retiré le lanceur de son pas de tir du centre spatial de Sohae, dans l'ouest du pays, en raison de défaillances techniques. Ils avaient estimé que le tir pourrait subir un report important.

Les autorités japonaises avaient toutefois maintenu l'état d'alerte maximal.

 

 

source

 

 


Tag(s) : #ACTUALITES

Partager cet article