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Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dimanche à Paris, pour s’opposer notamment à la Grossesse pour autrui (GPA).
La « Manif pour Tous » a finalement moins rassemblé ce dimanche que lors des précédents rendez-vous. 500.000 manifestants, selon les organisateurs ; 70.000 selon la police ont défilé dimanche à Paris, pour s’opposer à la procréation médicalement assistée (PMA) et au recours aux mères porteuses (GPA) . A Bordeaux, une autre manifestation également à l’appel de la MPT a réuni 7.500 personnes selon la police, 30.000 selon le collectif.
Le refus de la GPA, c’est-à-dire le recours aux mères porteuses, est l’un des principaux des chevaux de bataille de La Manif pour tous. « Derrière l’arbre de la loi Taubira (légalisant le mariage homosexuel), il y a la forêt de la procréation médicalement assistée (PMA) et la politique des mères porteuses », explique Ludovine de la Rochère, présidente du collectif, pour justifier cette nouvelle démonstration de force près d’un an et demi après les premiers mariages gays.
"La femme n'est pas une machine à bébés", "tous les trois jours, un bébé GPA est importé en France", pouvait-on lire sur des pancartes dans le cortège parisien. Cette semaine, le Premier ministre, Manuel Valls, a toutefois rappelé que la GPA «est et sera interdite en France». 

Pour Albéric Dumont, cofondateur du collectif, « il y a un double discours hypocrite du gouvernement » qui « pousse à la fraude »: « Il est opposé à la GPA en France mais dans le même temps il permet la régularisation des enfants nés de GPA à l’étranger ». 

En cause, la position du gouvernement qui n’a pas contesté, dans le délai de trois mois dont il disposait, des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme ayant contraint en juin la France à reconnaître les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Dans la foule parisienne, un retraité dénonçait aussi "la marchandisation" de la famille. "La prochaine étape ce sera des enfants dans les rayons des magasins et on choisira ceux qui nous plaisent". Recourir à une mère porteuse c'est de "l'industrialisation", de "l'esclavagisme moderne", lançait Thibault, 30 ans, venu tout spécialement des Alpes tandis qu'Eric, un jeune père, cadre d'entreprise, s'inquiètait: "Que dira t-on à ces enfants plus tard ? Qu'ils ont éte achetés pour quelques milliers d'euros sur internet ?".


 


En savoir plus sur :

http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203832568439-la-manif-pour-tous-de-retour-dans-la-rue-1050033.php#

 

Tag(s) : #ACTUALITES

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