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Tenderness

La solution va être probablement entérinée jeudi 7 mars au soir : les retraités devraient être mis à contribution pour sauver les régimes de retraites complémentaires. Syndicats et patronat étaient encore en pleine discussion pour aboutir à un accord, jeudi dans l'après-midi, mais le dernier texte patronal propose que les pensions Agirc (pour les cadres) et Arrco (pour les non-cadres) n'augmentent que de 0,5 % et 0,8 % au 1er avril. L'inflation pour 2013 est estimée à 1,75 %.

En 2014 et 2015, les pensions pourraient être augmentées d'un point de moins que l'inflation, faisant baisser d'autant le pouvoir d'achat des retraités du privé. La quasi-totalité des syndicats se sont dits prêts à accepter une désindexation, même s'ils en contestent encore la durée et l'ampleur. Ils demandent par ailleurs au patronat d'accepter en échange une hausse des cotisations.

"L'effort pourrait durer deux ans, avec un tiers de hausse des cotisations et le reste sur les pensions. Nous nous retrouverions au deuxième semestre 2014 pour tenir compte des décisions du gouvernement sur les régimes de base", explique Philippe Pihet, de FO.


ENTRE 6 ET 10 MILLIARDS D'EUROS D'ICI À 2017

Les régimes de retraites complémentaires ont besoin d'entre 6 et 10 milliards d'euros d'ici à 2017 pour rétablir leur équilibre. L'Arrco a affiché une perte de 1,7 milliard en 2011, l'Agirc une perte de près d'1,8 milliard. Les deux régimes peuvent encore compter sur leurs réserves accumulées lors de périodes plus fastes, mais celles-ci fondent à vue d'œil.

La négociation devait reprendre à 18 heures, mais "ça avance", défendait Danielle Karniewicz de la CFE-CGC. La bataille se concentre en fait sur l'ampleur et les modalités de la hausse de cotisation. Devrait-elle ouvrir des droits à la retraite supplémentaires pour les salariés ou non ? Le patronat et la CFDT ne le souhaitaient pas au départ, pour qu'elles puissent rapporter le plus possible, contrairement à la CGT, FO, la CFTC et la CFE-CGC. Finalement, le front syndical s'est réuni pour demander un mixte entre les deux types de cotisations. Le patronat a requis une suspension de séance pour réfléchir à la question.

Ces négociations sont cruciales, et observées de très près par le gouvernement, qui ne cache pas qu'il pourrait s'en inspirer pour réformer les retraites des régimes de base. A Matignon, on considère en effet qu'une désindexation des pensions est inévitable pour tenter de résorber les déficits, qui devraient dépasser les 20 milliards d'euros en 2017, selon les prévisions du conseil d'orientation des retraites, en plus d'autres décisions sur le prolongement de l'activité des salariés. Une commission d'experts a été installée mercredi 27 février par Jean-Marc Ayrault. Elle devrait remettre ses propositions en juin.

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Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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