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L'institut statistique prévoit une légère récession de 0,1% pour l'année 2013.

Dans une manifestation contre le chômage, le 1er décembre 2012 à Paris.

Dans une manifestation contre le chômage, le 1er décembre 2012 à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

 

Transition énergétique: plusieurs centaines de milliers d'emplois

 

Les mauvaises nouvelles se succèdent sur le front économique. Le chômage devrait continuer de grimper fin 2013 pour atteindre 10,7% en métropole, très proche du record historique, selon les chiffres publiés jeudi 20 juin par l'Insee. De quoi mettre à mal l'objectif de François Hollande d'inverser la courbe d'ici décembre. Et ce n'est pas le seul point noir évoqué par l'Insee. Tour d'horizon.

Le chômage va poursuivre sa hausse

L'institut statistique s'attend à 29 000 destructions d'emplois marchands au deuxième trimestre, 42 000 au troisième et 34 000 au quatrième, portant le nombre total à -113 000 sur l'année 2013. De 10,4% au premier trimestre (10,8% avec les Dom), le taux de chômage poursuivrait sa hausse, à raison de 0,1 point par trimestre, pour terminer l'année à 10,7% en métropole et 11,1% avec les départements d'Outre-mer.

Anticipant ces mauvais chiffres, le ministre du Travail, Michel Sapin, a insisté sur le fait que les chiffres de l'Insee "sont des prévisions trimestrielles". "Ça veut dire que la situation en début de trimestre n'est pas forcément la même qu'à la fin, d'ailleurs entre les deux il y a ce qu'on appelle l'inversion de la courbe du chômage".

L'Insee, dont les prévisions ne vont pas au-delà de la fin d'année, n'entrevoit cependant pas d'inversion de tendance fin 2013. Et ce pour deux raisons : la France devrait continuer de détruire plus d'emplois qu'elle n'en crée et la croissance de la population active est "toujours dynamique" (+137.000 nouvelles personnes sur le marché cette année). L'augmentation continuerait, mais "à un rythme ralenti", à raison d'un dixième par trimestre, souligne toutefois l'Insee.

La France ne devrait pas échapper à la récession

La croissance française va rester atone. "Après avoir reculé de 0,2% par trimestre fin 2012 et début 2013, le produit intérieur brut (PIB) de la France rebondirait de 0,2% au deuxième trimestre par rapport au précédent, stagnerait au troisième et augmenterait encore légèrement de 0,1% au dernier", prédit l'Insee. Sur l'ensemble de l'année, la France subirait donc une légère récession de 0,1% par rapport à 2012.

Cette "timide éclaircie", selon le titre de la note de conjoncture, "viendrait essentiellement de l'extérieur" et des exportations qui devraient repartir à la hausse, a expliqué Jean-François Ouvrard, responsable de la synthèse conjoncturelle de l'institut. Il s'agira du "principal moteur de l'activité", a-t-il ajouté.

Consommation des ménages et production industrielle toujours en berne

Habituellement considéré comme l'un des principaux moteurs de l'économie française, la consommation des ménages devrait plus ou moins stagner d'ici la fin de l'année. L'année 2013, devrait se traduire par un nouveau recul (-0,1% après -0,4% en 2012), malgré une légère amélioration du pouvoir d'achat (+0,2% après -0,9%).

Côté production industrielle, les bons chiffres d'avril s'annoncent passagers. Signe d'une fragilité persistante des entreprises, leur taux de marge devrait, selon l'Insee, baisser encore en 2013, atteignant 29,4% après 29,5% en 2012. Il s'agirait de son plus bas niveau depuis 1985.

 

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Tag(s) : #Crise de l'Euro

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