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Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 43.900 en janvier, à 3,16 millions. Au total, si on inclut les chômeurs ayant une activité partielle et les DOM, près de 5 millions de personnes pointaient à Pôle emploi fin janvier.

afp.com/Philippe Huguen

Le nombre de chômeurs a explosé en jenvier. Pôle emploi a recensé à la fin du mois dernier 43.900 demandeurs d'emploi sans activité -(catégorie A) supplémentaires, dont 21.100 en raison d'un "effet statistique" dû à une réforme des radiations, portant leur nombre à 3.169.300 (+1,4% sur un mois, +10,7% sur un an), selon les chiffres publiés mardi 26 février par le ministère du Travail. Il s'agit du 21e mois consécutif de hausse.

En l'absence de réforme, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A se serait établi à 3.148.200 en France métropolitaine fin janvier 2013, soit une hausse par rapport à fin décembre 2012 de 0,7 % (+22.800). L'augmentation aurait été de 10% sur un an.

En incluant ceux exerçant une activité réduite, la hausse mensuelle est de 60.800 chômeurs, dont 24.000 en raison de la réforme des radiations, pour atteindre 4,68 millions de personnes (4,96 millions y compris les DOM). Ce nombre est en hausse de 1,3 % (+60 800) au mois de janvier. Sur un an, il augmente de 9,8 %. Le ministère a par ailleurs revu l'ensemble de ses statistiques mensuelles depuis 1996, réévaluant le record absolu à 3.195.500 demandeurs d'emploi sans activité, en janvier 1997 en métropole.

Un nouveau coup dur pour François Hollande

Ces chiffres sont un nouveau coup dur pour François Hollande, qui avait promis d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année, mais qui s'est libéré de cet engagement ce week-end en conditionnant la baisse du chômage au retour de la croissance. Ce qui n'est pas prévu avant 2014, selon la Commission européenne, qui tabvle sur une croissance d'à peine 0,1% cette année. Bruxelles a d'ailleurs assombri le tableau la semaine dernière, en annonçant une poursuite de la dégradation du chômage au-delà de 2013, avec un taux de chômage à 11% en 2014.

Le ministre du Travail et de l'Emploi, Michel Sapin, en visite lundi à Berlin, a quant à lui assuré que "même avec une croissance plus faible que celle que nous escomptions, les politiques de l'emploi nous permettront d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année 2013". Le ministre a fermement réfuté les accusations de la droite, qui a interprété des propos du chef de l'État, samedi au Salon de l'agriculture, comme un renoncement à son engagement.

Les dispositifs du gouvernement tardent à porter ses fruits

Pour redresser la barre, l'exécutif mise sur les nouveaux outils de la politique de l'emploi. Or le dispositif des emplois d'avenir, destiné aux jeunes pas ou peu diplômés, monte très lentement en puissance. Selon Jean-Marc Ayrault, "près de 8.000" des 100.000 escomptés d'ici à la fin de l'année seraient sur les rails. Les effets à court terme du contrat de génération, visant à coupler embauches de jeunes et CDI et maintien de seniors dans l'emploi, dont la loi est sur le point d'être promulguée, sont eux aussi hypothétiques.

D'après Mathieu Plane, économiste à l'OFCE, ces outils "peuvent juste limiter la casse". Pour l'expert, avec entre 100.000 et 150.000 nouveaux actifs prévus en 2013, "il faudrait un minimum de 1,5% croissance annuelle pour pouvoir inverser la courbe du chômage et on en est très loin". Mais ce qui alarme le plus les observateurs est l'aggravation du nombre de chômeurs de longue durée et l'arrivée de plus en plus de demandeurs d'emploi en fin de droits d'indemnisation.Un phénomène qui a pris le 13 février, à Nantes, avec l'immolation par le feu d'un chômeur en fin de droits devant son agence Pôle emploi, une dimension de drame social.

En 2012, le nombre de demandeurs d'emploi bénéficiaires du RSA et des allocations de solidarité ont bondi (+13,3% et +14,4%). Les chômeurs de longue durée étaient quant à eux près de 2 millions en décembre, un record absolu "qui pose de manière urgente la question de leur prise en charge", selon Philippe Waechter, économiste chez Natixis.

 

source

 

FRANCE : PANORAMA D'UNE MONTEE VIOLENTE DE LA TEMPERATURE SOCIALE FRANCAISE

 

USA : CONGES FORCES POUR LES FONCTIONNAIRES DU PENTAGONE

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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