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Les exploitants agricoles font face à une multiplication des vols organisés. Ils nuisent aux agriculteurs, qui voient parfois le travail de plusieurs années détruit, mais également aux consommateurs, qui sont souvent trompés sur le prix ou la qualité

Les exploitants agricoles font face à une multiplication des vols organisés. - Allen Brisson-Smith/NYT-REDUX-RÉA
Les exploitants agricoles font face à une multiplication des vols organisés. - Allen Brisson-Smith/NYT-REDUX-RÉA

« Stop ! » : les agriculteurs en ont assez d’être les victimes de bandes organisées. Face à la généralisation des vols de matériels, de câblages, d’animaux, de fruits et légumes qui disparaissent par camions entiers, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) crie son exaspération. « On n’a plus affaire à du simple chapardage, mais à des exactions très organisées, qui supposent de disposer de camions et de palettes. On a dépassé le stade du vol artisanal pour passer à l’heure des réseaux », explique Dominique Barrau, secrétaire général de la centrale paysanne. Cultures de vergers pillées, réservoirs de tracteurs siphonnés, câbles d’irrigation arrachés, animaux dépecés sur place, dont on ne retrouve que les viscères... De plus en plus fréquents, ces vols et dégradations ont « un coût important » pour les exploitants. Le premier syndicat agricole demande « de toute urgence à Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour faire avancer les enquêtes en cours et assurer une surveillance renforcée des exploitations avec le concours de la police et de la gendarmerie. »

Une situation qui empire

La FNSEA réclame « la mobilisation des préfets » afin de régler un problème qui s’est « considérablement aggravé et propagé à la plupart des départements ». Malgré toutes les précautions prises, la situation ne cesse d’empirer. « Ce sont souvent des années de travail détruites au profit d’une économie parallèle, qui en plus de nuire aux agriculteurs, dupe les consommateurs et les pouvoirs publics », s’insurge encore la FNSEA.

Pour Dominique Barrau, la crise économique n’est qu’en partie responsable du phénomène. En effet, les vols concernent des produits alimentaires tels que les fruits et légumes ou la viande, qui font l’objet d’un commerce très rentable. En juillet, dans la région de Douai, « La Voix du Nord » rapportait la disparition de 150 kilos d’ail... sur l’exploitation d’Emmanuel Verrons, qui déplorait que les plants aient été arrachés « n’importe comment. Ils saccagent en laissant des têtes dans le sol et perdent les tiges, l’ail n’étant même pas encore à maturité. » C’était la cinquième fois depuis le début de l’année qu’Emmanuel Verrons avait à déplorer ce genre d’événement. Plus petits, les vols précédents portaient sur des volumes de 50 kilos. Entre cinq et six euros le kilo, le montant du butin s’avère non négligeable. Dans le Vaucluse, la chambre d’agriculture déplorait en juin le vol de 2 tonnes d’ail et de 3 tonnes de blé. Selon « Le Figaro », plus d’une dizaine de tonnes de pêches et de nectarines ont été dérobées au début de l’été dans les Pyrénées-Orientales. « Ce qui se passe dans les fermes arrive aussi ailleurs comme sur les chantiers de travaux publics », souligne Dominique Barrau.

«  C’est la raison pour laquelle nous estimons nécessaire que le ministère de l’Intérieur envisage une action globale, de vrais moyens et le retour des brigades de gendarmerie locales , qui fréquentaient la campagne il y a encore dix ans  », ajoute-t-il. Un sujet de rentrée pour la centrale syndicale

 

source via Maître Confucius

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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