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Pour les intéressés, tous les résultats sont disponibles en direct sur Elections.interieur.gouv.fr.

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Municipales: vers une abstention de 38%, un niveau jamais vu pour ce type de scrutin

L'abstention a atteint dimanche un niveau jamais vu au premier tour des municipales pour ce type d'élections, autour de 38%, nouvelle marque de la désillusion des électeurs à l'égard de la politique.

 

 

 

Dans un climat de vive défiance vis-à-vis du gouvernement français, le Front national a réalisé une spectaculaire poussée dans plusieurs villes dimanche, dans un scrutin où la gauche est en recul et la droite en légère progression, selon les premières estimations. A Henin-Beaumont, le FN a même remporté la marie dès le premier tour. Selon un sondage de l’Institut BVA pour le quotidien Le Parisien Aujourd’hui en France, la droite obtiendrait en moyenne 48% des voix au 1er tour de ce scrutin dans les communes de 3.500 habitants au moins, et la gauche 43%. Le FN obtiendrait 7% des suffrages, mais ce parti n’est pas présent partout, et l’extrême gauche 2%. L’abstention atteint un niveau record.

Le FN en tête dans plusieurs villes

Les premiers résultats ont été révélés vers 20h00. Le Front national est arrivé en tête du scrutin dans plusieurs villes du pays, et obtenant même la victoire au premier tour à Hénin Beaumont (Nord), ville où Marine Le Pen était candidate en position non éligible.

La présidente du Front national Marine Le Pen a aussitôt salué « un cru exceptionnel » et « la fin de la bipolarisation de la vie politique ».

Le candidat du Front national Steeve Briois a été élu dès le premier tour maire d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) avec 50,26% des suffrages dimanche, selon des résultats définitifs. Le maire sortant divers gauche Eugène Binaisse n’a récolté que 32,04% des voix, devant l’ancien maire Gérard Dalongeville (9,77%), alors que la participation s’élève à 64,59%. Steeve Briois, le secrétaire général du parti, va s’installer à la mairie de la ville minière, illustration de l’implantation du FN dans certains anciens bastions ouvriers.

Louis Aliot (FN) est en tête à Perpignan face à Jean-Marc Pujol (droite), avec 34,4% contre 29,8%, selon une estimation Ipsos. A Avignon, le FN arriverait en tête avec 29,4% des voix, devant la socialiste Cécile Helle (27,5%) et l’UMP Bernard Chaussegros (22,3%). La socialiste pourrait du coup profiter de cette triangulaire.

A Fréjus, le frontiste David Rachline serait aussi en tête avec 40,2% des suffrages. A Béziers, l’ancien président de RSF, Robert Ménard, devenu l’une des têtes de pont du Rassemblement Bleu-Marine de Marine Le Pen, est en tête avec 45% des suffrages, selon le CSA.

Le candidat du Front national à Forbach (Moselle), Florian Philippot, est arrivé en tête au premier tour des élections municipales dimanche, avec 35,75% des suffrages exprimés. Le maire sortant, le socialiste Laurent Kalinowski, qui a mené une campagne discrète, largement éclipsée par la médiatisation de celle de M. Philippot, a recueilli pour sa part 33% des voix. Eric Diligent, dissident de l’UMP, a obtenu 18,99% des suffrages, s’offrant le luxe de distancer largement le candidat investi par l’UMP, Alexandre Cassaro (12,26% des voix). « Le Front était jusqu’ici un vote national, nous sommes en train de démontrer qu’il est aussi un vote local, un vote qui s’est enraciné », a déclaré le vice-président du parti d’extrême-droite, Florian Philippot.

Cette progression de l’abstention reflète un rejet du personnel politique, amplifié par les dernières affaires », a estimé Frédéric Dabi, politologue à l’Ifop. « Mais elle illustre également la désillusion des électeurs à l’égard de la capacité des politiques de pouvoir changer les choses ». « La gifle attendue est bien arrivée pour la gauche », a commenté Gaël Sliman, le directeur de l’institut BVA.

Pour Jean-Yves Camus, chercheur spécialiste de l’extrême droite, interrogé par l’AFP, le FN réalise des « scores particulièrement plus hauts que ce que donnaient les sondages, il y a vraiment des surprises ». Sylvain Crépon, sociologue spécialiste du FN, a estimé auprès de l’AFP que « visiblement l’électorat FN s’est mobilisé, les autres très peu, alors qu’on disait tout le temps que l’abstention pénalisait le FN ». Malgré une abstention qui devrait être record, les électeurs du FN semblent donc avoir suivi la consigne de Marine Le Pen, qui avait multiplié depuis un mois les appels à voter.

Mais là où la présidente du FN a voulu nationaliser le scrutin, proclamant sur TF1 « la fin de la bipolarisation de la vie politique française », M. Crépon a rappelé que « les candidats du FN ont fait vraiment campagne sur des thématiques locales: ils n’ont pas essayé de nationaliser le vote. » « On a souvent brandi l’amateurisme des candidats FN, mais beaucoup ont fait campagne là où il y avait de la corruption, du clientélisme ou de la mauvaise gestion », a-t-il aussi souligné.

L’enjeu désormais est de regarder vers dimanche prochain: le FN devrait maintenir ses candidats, « sauf cas exceptionnels », partout où il sera au second tour, a prévenu tout au long de la campagne Marine Le Pen. Le parti devrait être présent dans plus d’une centaine de triangulaires, dépassant son précédent de 1995 où il s’était maintenu dans 119 villes de plus de 30.000 habitants au second tour. 1995, c’était l’année où le FN avait fait élire trois maires, à Toulon, Marignane (Bouche-du-Rhône) et Orange (Vaucluse), un score qu’il semble en mesure de dépasser cette année. Au sujet de ces triangulaires, « la vie politique ne se résume pas à faire gagner la droite ou à faire gagner la gauche », a déjà prévenu la patronne du FN. « Le sujet, c’est d’avoir le plus grand nombre de conseillers municipaux ».

Source et article complet sur 7sur7.be

Petit rajout, un résumé clair de la situation finale après ce jour d’élections:

La droite est arrivée dimanche soir en tête des élections municipales en France, avec 48 %, devant la gauche à 43 %, selon une estimation de l’institut BVA. Mais le scrutin est marqué par une percée du Front National (FN), qui obtient 7 % mais qui ne présente des listes que dans près de 600 municipalités.

Les listes d’extrême gauche obtiennent 2 % des voix, selon cette estimation.

« La ‘gifle’ attendue est bien arrivée pour la gauche, au moins s’agissant de son score national », écrit l’institut dans un communiqué. « Même si elle parvient à résister dans nombre de grandes villes, cela ne saurait masquer un recul impressionnant sur l’ensemble du territoire », ajoute-t-il.

Première manche

« Ce n’est qu’une première manche. Avec un FN à un tel niveau, les triangulaires provoquées dans de nombreuses villes permettront à la gauche de souvent l’emporter au second tour alors qu’elle sera minoritaire », nuance-t-il toutefois.

Le Front national est en tête dans plusieurs grandes villes. Il frôle la majorité absolue à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), bastion de Marine Le Pen. La présidente du parti Marine Le Pen a salué dimanche soir un « cru assez exceptionnel ».

NKM en tête à Paris

La candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet arrive elle en tête à Paris, mais toutefois seulement deuxième dans le 14e arrondissement où elle se présente.

Mme Kosciuzko-Morizet obtiendrait 34,8 %, devant la candidate du PS Anne Hidalgo à 33,6 %, selon des estimations de l’institut IPSOS. En revanche, elle ne recueille elle-même que 32,20 % dans le 14e arrondissement, devancée par la candidate PS Carine Petit à 39,3 %.

A Marseille, le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin est en ballotage très favorable avec 40 % des voix, selon les instituts IPSOS et IFOP. Il devance le Front national Stéphane Ravier (22 à 22,5 %) et le socialiste Patrick Mennucci (20 à 21,2 %).

Source: Agence de presse via Romandie

via les M.E.

 


Tag(s) : #ACTUALITES

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