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Un camion passe sous un portique écotaxe le 27 juin 2013, sur l'A25, au niveau d'Armentières (Nord).

 

Fronde bretonne : l'alerte des RG au gouvernement

 

"Suspension n'est pas suppression", dixit Jean-Marc Ayrault. Il n'empêche, les Bretons auront eu (partiellement) raison de l'écotaxe, ce dispositif visant à taxer la circulation des poids lourds afin de financer les infrastructures ferroviaires et fluviales. Après une mobilisation aux allures de guérilla, Jean-Marc Ayrault a annoncé, mardi 29 octobre, la suspension de l'application du dispositif au niveau national, sans donner de précisions sur le calendrier.

 

 

Devant les ministres concernés, le préfet de région et les élus socialistes bretons – ceux de droite ayant décidé de boycotter la réunion –, le Premier ministre a rendu ses arbitrages après 48 heures de consultations intensives, pour tenter d'endiguer la crise en Bretagne"J'ai la conviction qu'il n'y aura pas d'issue à la situation tant qu'il n'y aura pas de dialogue", a affirmé Jean-Marc Ayrault avant d'annoncer la suspension de l'application du dispositif, dont la mise en place était prévue pour le 1er janvier 2014. 

"Le courage, ce n'est pas l'obstination", selon Ayrault

En guise de justification, le chef du gouvernement a lancé : "Le courage, ce n'est pas l'obstination." Et d'appeler à une consultation nationale réunissant tous les acteurs, y compris économiques. "Chacun doit se rendre disponible pour discuter, débattre ensemble, c'est toujours ainsi que la Bretagne a su avancer", a insisté le Premier ministre.

La veille, le ministère des Transports avait confirmé que mettre fin au contrat signé en octobre 2011 par le gouvernement Fillon, concepteur de l'écotaxe et liant l'Etat avec la société Ecomouv', coûterait un milliard d'euros sur un an, dont 800 millions à payer immédiatement. En effet, Ecomouv' est chargée, pour une durée de treize ans, du financement, de la conception, de la réalisation, de l'entretien, de l'exploitation et de la maintenance de l'écotaxe, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier, après, déjà, deux reports.

Une marque de "sagesse", selon Copé

"Nous sommes soulagés." C'est en ces termes que le président de l'UMP, Jean-François Copé, a réagi. Il a salué ce report comme une marque de "sagesse". Selon le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, "cette suspension est une première victoire", rapporte une journaliste du Monde

"C'est une nouvelle reculade du gouvernement, c'est la reculade du jour, assez pitoyable, mais elle correspond à la demande exprimée majoritairement par l'UMP", a estimé, sur BFMTV, l'ancien ministre des Transports, Dominique Bussereau, qui était pourtant favorable à la taxe.

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Tag(s) : #ACTUALITES

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