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Métro des Champs Elysées, Paris France. There's nothing like coming up out of the Metro in Paris, like walking into a fairy tale! -- Oh, wow!

En circulant, les trains libèrent des particules fines qui polluent l'air des sous-terrains. Le taux mesuré par la RATP ces trois dernières années est souvent entre deux et quatre fois plus élevé que le périphérique. A long terme, cette nuisance peut être nocive pour la santé.

 

 

 

 

"Un Parisien de 30 ans, vit 9 mois de moins qu'un autre Français", rapporte Thibault Vonthron, porte-parole de l'association nationale de prévention et d'amélioration de la qualité de l'air. Coupable souvent évoqué : le trafic routier et ses émanations en particules fines PM10 et PM2,5 issues principalement du diesel. Mais l'examen des données sur la qualité de l'air dans les stations Auber, Châtelet et Franklin Roosevelt, rendues publiques en août dernier par la RATP, permet de se rendre compte que l'immense réseau de sous-terrains parisiens n'est pas en reste. D'après plusieurs études réalisées par l'Observatoire régional de santé (ORS) et Airparif entre 2009 et 2012, les particules incriminées y seraient même jusqu'à quatre fois plus présentes que sur le périphérique parisien.

 


L'explication ? En roulant, et au cours du processus d'arrêt, les machines expulsent dans l'air des particules fines qui peuvent contenir des métaux lourds comme le fer. Et plus il y a de monde dans la rame, plus l'air est pollué. "C'est logique, quand le métro est plein, le freinage nécessite un effort plus important, et donc expulse d'avantage de particules fines. Le RER qui roule à 90 km/h, est donc bien plus pollué que le métro", explique Pascal Hasko, chargé des relations presse de la régie de transports.



Métro de Paris

 

Des mouchoirs remplis de particules

Premiers gênés, les conducteurs de la RATP. "La pollution est là, on la sent, on la voit. Quand on rentre chez nous elle est partout, sur le corps, les cheveux. Il suffit de nettoyer son visage avec un coton pour voir les résidus sur la peau. Les cols de nos chemises sont noirs. Même lorsque l'on se mouche, il y a du dépôt", raconte Cedric Gentil, qui travaille sur la ligne A.

Pascal Lepetit, lui, élu au comité d'hygiène, de santé et des conditions de travail (CHSCT) de la RATP, constate une quasi-banalisation de la pollution dans l'esprit des conducteurs : "C'est vrai, les chauffeurs se plaignent de vivre avec une gène respiratoire et dans la saleté ambiante. Mais même s'ils sont inquiets, la direction dit qu'il n'y a pas de risques."

Troubles respiratoires, cardiaques et cancers

À ce jour, aucune étude poussé n'a été publiée quant aux risques encourus à la suite d'une trop longue exposition à l'air pollué du métro. Pour l'air extérieur, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a bien fixé une valeur référence. Elle estime, qu'une personne qui est exposée plus de 35 jours dans l'année à plus de 50 µg/m3 de PM10 en moyenne par jour, encourt un risque. En sous-terrain, seuls l'ATMOPACA et la RTM ont réalisé une courte analyse à Marseille. Ils considèrent qu'il peut y avoir une "altération de la fonction respiratoire chez l'enfant en particulier, une irritation des voies respiratoires inférieures, des effets mutagènes et cancérigènes, une atteinte des systèmes sanguins et cardiaques et une mortalité prématurée". Arthur Depas, ingénieur au service communication d'Airparif, avoue lui aussi que dans le métro parisien, "il peut y avoir des risques pour le système respiratoire, cardio-vasculaire, et dans le pire des cas les particules peuvent être cancérigènes. Mais pas d'avantages qu'un automobiliste coincé dans les bouchons du périphérique".


Pour en savoir plus c'est ici


Source © metrofrance via Source

 


Métro

 

sympa le métro !

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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