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Pour le renouvellement en 2014 des drones de l’armée française, et en attendant une nouvelle génération de ces appareils à la fin de la décennie, Nicolas Sarkozy, chef des armées, a décidé de commander auprès de la firme israélienne Israel Aerospace Industries (IAI) des drones Heron TP, qui seront adaptés aux besoins de l'armée française par Dassault Aviation.


Ce drone israélien est le plus grand et le plus sophistiqué des drones assemblés par IAI (dont l’État israélien est actionnaire). Il est devenu opérationnel dans l’armée israélienne il y a un an et demi, et a été testé en « live » à Gaza lors de l’Opération Plomb Durci de décembre 2008 à janvier 2009. Ce drone est capable de mener des missions de reconnaissance et de collecte d’informations à plus de 40 000 pieds, et possède une autonomie de vol de 36 heures. Compte tenu de sa taille – l’é quivalent en longueur d’un Boeing 737 – il peut transporter différents équipements, dont des radars, des détecteurs et des caméras, mais aussi des missiles.

Les Israéliens se félicitent de cette commande d’un montant de 350 millions d’euros, leur permettant de faire rentrer des devises et de créer ou de maintenir des emplois dans le secteur de l’industrie militaire aérospatiale. Le régime sioniste a exporté 7,2 milliards de dollars d'armes l'an dernier, grâce notamment aux ventes de drones, dont certains sont utilisés en Afghanistan.

Pour les Français, cela veut dire une augmentation du déficit de la balance du commerce extérieur, et des emplois perdus parce que délocalisés en Israël. Avec 4,7 millions de chômeurs et une désindustrialisation galopante, la décision de Sarkozy n’est pas dans l’intérêt économique et social de la France et du peuple français, mais un acte de pur copinage ! Dassault Aviation fait en effet partie du groupe Dassault, propriétaire du quotidien Le Figaro, la « Pravda Sarkoziste » dont Nicolas Sarkozy a besoin pour sa prochaine campagne électorale en 2012…

Cette décision constitue également un soutien direct à l’industrie israélienne de l’armement, une façon de la subventionner avec l’argent des contribuables français sans leur consentement, et de cautionner les guerres criminelles menées par le régime sioniste. Les Israéliens considèrent cette commande de drones comme une petite revanche sur l’embargo de vente d’armes à Israël décrété par le général De Gaulle, il y a 42 ans, selon l’un des principaux responsables de ce secteur : « Vraiment historiquement, la boucle est bouclée ; l’embargo français et le refus de De Gaulle de fournir des avions français Mirage [à Israël] a boosté l’industrie aéronautique militaire israélienne, et c’est elle maintenant qui fournit la France en avions… ».

En achetant ces drones Heron TP, la France devient le premier pays étranger acheteur. Cette commande s’est faite au détriment du consortium européen EADS. A l’annonce de la signature de cette commande, la réaction du président exécutif d’EADS, Louis Gallois, ne s’est pas faite attendre. Selon une dépêche d’agence reprise par le Figaro du 29/07/11, Louis Gallois a déclaré avoir « des difficultés à comprendre » le choix du gouvernement français concernant le renouvellement des drones de son armée, pour lequel il a préféré Dassault Aviation à son groupe : « J'ai des difficultés à comprendre ce qui s'est passé. Je ne comprends pas très bien pourquoi nous avons perdu. Est-ce à cause des capacités opérationnelles, du prix, du calendrier ? Nous ne savons pas ». « J'ai demandé des explications et le ministre de la Défense, Gérard Longuet, m'a dit que nous en aurions. Nous attendons ces explications pour comprendre », a-t-il ajouté.

La France a récemment mis fin à des mois de suspense en choisissant Dassault Aviation, au détriment du groupe européen EADS ou d'une solution américaine. « Dassault Aviation propose une version francisée de l'appareil sans pilote israélien Heron TP, en coopération avec la société Israel Aerospace Industries (IAI), tandis qu'EADS proposait une version modernisée de son Harfang actuellement utilisé par l'armée française » a précisé Louis Gallois.

On peut se poser des questions sur l’opportunité d’une telle dépense (350 millions d’euros) alors que les caisses de l’État sont vides, et que le pays est surendetté. D’autant plus qu’EADS proposait une version modernisée des drones actuellement en service dans l’armée française.

Le Président Sarkozy profiterait-il de ses derniers mois à l’Elysée pour remplir les poches de son ami Dassault ?

Source: Partiantisioniste
Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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