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Plus de 97% des médecins généralistes ont adhéré à la convention signée cet été avec l'assurance maladie qui prévoit le paiement à la performance.

"97,2 % des médecins généralistes ont opté pour la convention et le nouveau mode de rémunération sur objectifs. Seulement 1.700 d'entre eux ont, comme c'était leur droit, refusé d'adhérer au paiement à la performance", a expliqué le directeur général de l'assurance-maladie Frédéric Van Roekeghem au Quotidien du médecin. "C'est une excellente nouvelle qu'autant de médecins se soient engagés dans cette convention", a indiqué pour sa part le ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand. "Pour les spécialités, le taux de refus est de l'ordre de 4 % avec 2.443 médecins", a-t-il ajouté, précisant que "les deux spécialités qui ont le taux le plus faible d'acceptation du nouveau mode de rémunération sont la psychiatrie (85%) et l'ORL (88%)".

Concrètement, le principe est d'accorder des primes aux médecins en fonction des objectifs de santé publique qu'ils ont rempli au cours de l'année tels que réduction des prescriptions d'antibiotiques ou d'arrêts de travail, préférence aux médicaments génériques, réalisation de vaccins saisonniers ou encore gestion du dossier médical personnel (DMP). 26 critères sont à respecter mais chaque indicateur permet d'acquérir des points qui joueront ensuite dans le calcul de la prime. Ainsi, cette rémunération à la performance s'ajoutera au paiement à l'acte, qui constituera toujours 90% des revenus du médecin.

Si une première tendance devrait se dégager mi-2012, "le vrai bilan sera dressé au premier trimestre 2013, correspondant au versement des premières primes sur objectifs", estime M. Van Roekeghem. Cette mesure s'accompagne de la volonté de la Cnam (Caisse primaire d'assurance maladie) de lutter contre les dépassements excessifs. Pour cela, la "surveillance ciblée de 249 médecins libéraux sélectionnés parmi ceux qui ne respectent pas le tact et la mesure" préconisé par le code de déontologie doit être mise en place. "Je voudrais compléter ce dispositif avec un pouvoir de sanction directe de l'assurance-maladie [ ... ] : dans les cas les plus graves, un déconventionnement temporaire ou relativement long pourrait être décidé", a souligné le directeur général.