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Selon le rapport annuel de l'Unef, une petite trentaine d'universités continuent de filtrer leurs étudiants ou leur imposent des frais d'inscription illégaux. 

27 universités hors la loi

Le président de l'Unef, Emmanuel Zemmour: selon le rapport de son syndicat, 24 universités sont hors la loi.

afp.com/Miguel Medina

 

 

 

27 universités pratiquent une sélection illégale des étudiants après le bac et 24 "persistent" à imposer des frais d'inscription illégaux: "De plus en plus d'établissements choisissent de limiter le nombre de places disponibles dans leurs licences par un processus de sélection", déplore l'Unef, le premier syndicat étudiant, dans son rapport annuel, rendu public ce lundi, sur les dérives des universités. 

"Cette nouvelle tendance" est "en totale contradiction avec la loi, qui stipule que la sélection d'un bachelier pour l'accès aux premiers cycles universitaires est prohibée", commente le syndicat. 

Parmi les mises en cause figurent les universités de Savoie (pour ses licences de physique-chimie), Bordeaux 1 (mathématiques), Paris I et Paris X (droit franco-allemand), Bourgogne (Administration économique et sociale), Rouen, Marne-la-Vallée, etc.
Université de la Sorbonne .

Certaines universités s'abritent, selon l'Unef, derrière le fait que des formations spécialisées nécessitent des "pré-requis", par exemple en musique. Le syndicat rejette cet argument au motif qu'une formation de licence "est censée être adaptée au niveau baccalauréat". 

Selon l'Unef, cette pratique résulte du "manque de moyens" des établissements, dont 16 prévoient d'être en déficit à la fin de l'année. Dans ce contexte, certaines "préfèrent réduire le nombre d'étudiants plutôt que d'affecter leurs moyens à l'embauche d'enseignants et au maintien de leurs capacités d'accueil". 

Conséquence: les étudiants sont poussés "dans les bras du privé". Selon le rapport, seuls 32,2% des bacheliers suivent des cours en faculté aujourd'hui, contre 39,1% en 2005, alors que la progression des étudiants dans le privé a augmenté de 32% au cours de cette période. 

Autre dérive dénoncée par l'Unef, la pratique de frais obligatoires en supplément des frais d'inscription, alors que les diplômes nationaux sont régis par des règles strictes. Sur ce point, la tendance est plutôt à l'amélioration, avec 24 établissements épinglés, contre 30 l'an dernier et plus 50 en 2005. 

A cet égard, quatre universités "sortent du lot": l'Institut national polytechnique de Toulouse (INPT), où l'inscription au diplôme d'ingénieur s'élève à 9000 euros, contre un tarif réglementé de 606 euros, l'université de Grenoble 2 (800 euros de services "facultatifs" mutimédias); l'Agrocampus Ouest et Rennes 1 (750 euros en masters) et l'Université de Tours (150 euros en licence de droit franco-allemand). Pour les 20 autres, les frais sont de moins de cent euros (frais d'inscription, de dossiers ou de sports...). 

L'an dernier, les établissements mis en cause dans le rapport de l'Unef s'étaient vigoureusement défendus en assurant respecter les textes, mais l'Unef appelle le gouvernement à "contraindre les universités à respecter la loi" et à revoir leur mode de financement.

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Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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