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© afp

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, après une dizaine d'heures de négociations, sur une révision des traités européens permettant d'ancrer la discipline budgétaire.

Face à la résistance du Royaume-Uni et d'autres pays, ils ont décidé vendredi à l'aube de conclure un nouveau traité limité aux 17 pays membres de la zone euro et à quelques autres Etats.

Confrontés au risque d'implosion de l'euro, les dirigeants européens cherchaient à rassurer les marchés et ramener ainsi leurs conditions d'emprunt à des niveaux soutenables. Emmenés par l'Allemagne, ils ont opté pour la voie d'un renforcement considérable de la discipline budgétaire, passant notamment par l'interdiction des déficits structurels supérieurs à 0,5% du PIB.

Rigueur

La Belgique, représentée par son nouveau Premier ministre, Elio Di Rupo, a accepté cette nouvelle rigueur. "Dans la mesure où nous assumons nos responsabilités, les nouvelles règles sont celles que nous nous appliquons à nous-mêmes", souligne-t-on dans le camp belge.

Le gouvernement a en effet prévu de revenir à l'équilibre budgétaire en 2015. La Belgique se félicite par ailleurs d'avoir évité la création de nouvelles sanctions visant plus précisément certaines politiques socio-économiques.

Londres out

Mais plus que sur les objectifs, les débats des 27 ont porté sur la manière d'y parvenir. La révision des traités a provoqué d'intenses tensions avec le Royaume-Uni. Londres a refusé la conclusion d'un nouveau traité à 27, mais aussi le lancement formel d'une coopération renforcée.

A défaut, les Européens ont opté pour une solution alambiquée, consistant à conclure entre les 17 pays de la zone euro, et avec six autres pays, un traité ad hoc. Hors du cadre communautaire, celui-ci pourra néanmoins s'appuyer sur les institutions de l'Union.

Instruments de secours

Les dirigeants ont aussi évoqué les instruments de secours, dont la crédibilité est jugée essentielle pour rassurer les marchés. Si un financement monétaire des dettes par la Banque centrale n'est toujours pas à l'ordre du jour, ils ont prévu que la BCE jouerait un rôle accru de gestion en faveur de la Facilité européenne de stabilité financière (FESF).

Ils ont également décidé d'un renflouement du Fonds monétaire international (FMI) sur une base bilatérale afin de permettre au Fonds de soutenir en retour d'éventuels pays européens dans le besoin.

Pour son baptême du feu européen, Elio Di Rupo aura été confronté à une négociation ardue et complexe avec ses collègues des 27. Au sortir des tractations, vers 5H30 vendredi matin, il était néanmoins souriant. "Quand je négocie, il me faut quelques nuits, sans quoi je ne suis pas heureux", a-t-il plaisanté avec les quelques journalistes encore présents sur place. (belga)

© afp


source: 7sur7.be
Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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