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Thierry Dol (au centre) et Daniel Larribe (à droite) à leur arrivée à l'aéroport de Niamey (Niger), le 30 octobre 2013. 

Après la joie et l'émotion, les questions. Une rançon a-t-elle été versée pour la libération des quatre otages français au Niger ? Oui, rapportent Le Monde et l'AFP, mercredi 30 octobre. Ces deux médias, citant notamment des sources proches des négociateurs nigériens et français, indiquent qu'une somme d'au moins 20 millions d'euros a été versée pour libérer les otages. 

Eléments de réponse.

Officieusement, vingt millions versés, selon Le Monde

Contrairement à ce qu'affirment les autorités françaises, une rançon a été versée pour obtenir leur libération, révèle Le Mondemercredi 30 octobre. Citant une source française, le quotidien affirme qu' une "contrepartie" de "plus d’une vingtaine de millions d’euros" a été débloquée. Une somme qui aurait été prélevée sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement.

Une rançon payée par Areva, selon Le Parisien

Pour Le Parisien, c'est Areva qui a fait passer au gouvernement français un message explicite indiquant son intention de payer pour obtenir la libération de ses quatre salariés : "Une somme de plusieurs millions d'euros qui ne sera sans doute jamais dévoilée." 

Selon Pascal Lupart, président du comité de soutien de Serge Lazarevic, enlevé en novembre 2011 au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et toujours prisonnier, le versement de cette rançon ne fait aucun doute. "On se doute bien que c'est Areva qui a payé pour la libération des otages d'Arlit", a-t-il déclaré mardi, estimant que ceux qui restent désormais retenus au Mali sont "des indépendants, des sans-grades, qui n'ont pas derrière eux une entreprise capable de disposer d'une manne financière pour les faire libérer""Ces deux otages-là sont donc condamnés à mourir", s'est-il emporté.

"Il est très vraisemblable qu'une rançon ait été versée", a confirmé dans "le Grand soir 3" Dorothée Moisan, qui publie, chez Fayard, Rançons : une enquête sur le business des otages. Elle rappelle qu'il y a deux ans et demi, lors de la libération des trois autres otages d'Arlit – Françoise Larribe, un ressortissant togolais et un Malgache – une rançon de près de 13 millions d'euros avait été versée par Areva et Vinci.

 

 

 

Officiellement, la France n'a pas payé

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a nié mardi tout "assaut" ou paiement de rançon. "Ce que je peux vous dire, c'est que la France ne paye pas de rançon, c'est clair et net", a déclaré le ministre sur Europe 1. Laurent Fabius a préféré souligner que la libération n'aurait pas été possible "sans l'action extrêmement efficace du président nigérien" Mahamadou Issoufou.  

Un scénario confirmé par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.  "La ligne du président Hollande a toujours été claire, on ne joue pas à cela", a assuré le ministre de la Défense sur France 2. "La France a toujours eu la même ligne depuis trois ans, on ne paye pas", a-t-il répété sur RTL, mercredi.

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Tag(s) : #ACTUALITES

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