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Je propose ci-dessous un article rédigé sur base d’années de travail et de recherches, concernant l’épineuse question des âmes jumelles. Il est parfois fait référence à ce phénomène comme étant la réunion des deux êtres en un seul et, ceci ne pouvant se produire que suite à la mort physique bien entendu, laissant augurer qu’un jour peut-être dans un avenir incertain, l’humanité sera composée d’êtres réunifiés, présageant d’une humanité nouvelle et en tout cas bien différente.

Ce dont il est question dans les lignes qui suivent ne concerne pas cet après qu’on pourrait s’étendre à imaginer de bien des façons, mais l’action qu’il est possible d’entreprendre durant l’incarnation en tant que deux êtres séparés, en vue de la fusion, et dans quelle mesure une fusion est déjà possible, augurant que la dernière étape, si elle existe, sera effectuée aisément, voire automatiquement, à savoir une éventuelle réincarnation dans un seul corps, en tant qu’entité entière réunifiée.

J’aurais sans doute pu rendre la matière plus concise, mais c’était au risque de perdre en explications nécessaires, le sujet étant complexe surtout au niveau des divers cas de figure, et je n’aborde encore qu’une partie fort générale visant surtout à clarifier le travail envisageable. J’ai donc décidé de laisser l’entièreté du texte, même s’il y a quelques répétitions, et il est à craindre également que tout ne soit pas compris en une seule lecture, tant les informations peuvent sembler déroutantes si l’on est pas un lecteur attentif du blog.

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Remarque : l’expression âmes jumelles (ou âme jumelle) est abrégée dans l’article et est notée AJ.

A l’heure actuelle l’humanité vit un réveil relativement massif, à leur tête, pourrait-on dire, se situent ceux qui cherchent ce qu’on nomme globalement « l’éveil ». Les notions d’AJ sont loin d’être connues à grande échelle, et ceux qui les connaissent ne croient pas toujours à ce phénomène. Souvent parce qu’ils n’accordent pas de crédit à la nécessité d’être en couple pour s’éveiller. Ils ont raison sur ce point et peut-être plus encore qu’il n’y paraît, puisque l’objectif des AJ n’est pas vraiment de vivre en couple… L’idéal d’une vie de couple entre des âmes sœurs faisant référence à une idylle parfaite entre deux humains, les AJ sont bien autre chose. Cependant le fait que certains n’acceptent pas le concept des AJ, cela ne les dispense malheureusement pas de participer à la réalité de la scission.

Et à l’inverse, ceux qui croient à l’AJ sont fréquemment convaincus qu’il s’agira forcément d’une idylle. C’est loin d’être gagné si tel est leur espoir, et loin d’être une nécessité de toute façon. Le plus souvent, dans l’optique d’un vrai travail sur soi en vue de l’éveil, mieux vaut se tenir à distance durant les travaux. Je vais tenter de montrer dans cet article les tenants et aboutissants de ce constat. Chacun restant le maître de sa destinée ce sera donc à chacun d’estimer son propre cas en la matière.

En ce moment les AJ qui ont entrepris la voie de la fusion ne sont dans ce processus que SI ils ont également réveillé un don de voyance minimum et leur corps d’énergie. Sans ce préalable il est en effet impossible de nettoyer le contenu encore actif du bien nommé « inconscient collectif » par lequel il faut encore passer pour que la fusion soit possible.

Une fois le corps d’énergie lancé, c’est l’Individualité Source qui agit « par derrière », tout en pénétrant de plus en plus l’incarnation et rien ni personne ne peut plus l’arrêter. Le compte à rebours du détricotage de la matrice a été mis en marche et rien ni personne ne pourra plus l’arrêter, même les personnalités incarnées n’y peuvent rien, puisqu’elles sont davantage objets que sujets dans l’opération. C’est néanmoins la personnalité qui s’éveille et qui de son point de vue expérimente cet éveil. Il est donc l’acteur principal de l’entreprise en tant qu’individu incarné.

Lorsque le contenu de l’inconscient collectif sera vidé de ses pièges, qu’il ne dictera plus ses programmations aux personnalités individuelles, l’éveil atteindra de plus en plus les masses d’humains qui ne sont même pas à la recherche d’un quelconque éveil. Le corps d’énergie sera stimulé, ce qui produira des rencontres encore plus fréquentes entre AJ et la nécessité du travail qu’entraînent ces retrouvailles, obligeant à une lucidité sur « soi » que la plupart n’aurait jamais conjecturée dans leur existence. L’autre, l’AJ, deviendra tellement palpable que le travail de clarification du fonctionnement interne de la personnalité devra être effectué. Il s’en suivra un détachement obligé et effectif des mécanismes automatisés de la personnalité, de ce qu’on nomme l’ego, fonctionnant en tant qu’auto contemplation compulsive.

En d’autres mots, la problématique de l’AJ constituera pour les masses « endormies » en même temps le problème et la solution d’un tout nouveau mode d’existence, d’un nouveau paradigme vécu par une personnalité globale libérée des mécanismes automatisés inconscients.

Afin de présenter les données qui m’ont menée vers cette évidence, je vais commencer par exposer des aspects de la problématique fondamentale des AJ, en tant que personnalités incarnées dans deux corps séparés. J’espère par la suite apporter la compréhension de la solution qui réside dans cette problématique elle-même, comme étant la panacée pour la nouvelle existence qui attend l’humanité, lorsque ceci sera compris et intégré par chacun.

Eveil de la conscience et âmes jumelles

Il y a un « détail » qui a échappé aux plus grands théoriciens et philosophes ayant disserté sur l’acquisition de la conscience. Là se situe la plus grande surprise sur le chemin, combien déroutante, qui répond aux énigmes non résolues jusqu’à présent dans l’histoire connue de l’éveil de l’humanité.

Durant le processus de l’éveil de la conscience, le travail se fait d’abord individuellement, cela va de soi, jusqu’au jour où l’on s’aperçoit que malgré les nettoyages, les prises de conscience, les illuminations… quelque chose persiste, réfractaire à toute entreprise aussi lucide soit-elle : certaines compulsions sont toujours présentes, qui ne correspondent pas à nos propres croyances ou à nos identifications, dépassées et transcendées. C’est à ce moment là que nous découvrons que avons affaire à ce qu’on pourrait décrire comme un circuit secondaire, s’introduisant inexplicablement dans notre intériorité. Plus notre personnalité est limpide plus cette « présence » devient progressivement palpable, mais elle n’est pas identifiée pour ce qu’elle est.

Evidemment l’inconscient collectif, le bien nommé, a un rôle important à jouer dans le déversement de ses « informations » produisant des compulsions, notamment au niveau social. Cet élément a été identifié plus ou moins clairement par des êtres dont le lâcher prise fut suffisant et ils ont aussi trouvé le moyen d’y porter remède en partie.

Ce que chacun a ignoré, vu la complexité due à l’entremêlement de la conscience personnelle avec l’inconscient collectif, c’est la réalité de la présence de notre AJ, au sein même de notre intériorité !

Cette présence ne se manifeste pas comme la personnalité qui vient d’être dépassée, et il s’agit d’une intériorité qui ne nous est pas étrangère non plus et à laquelle on s’identifie aussi, mais presque uniquement au niveau émotionnel, tant elle était déjà présente précédemment, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que, en toute objectivité, ces émotions ne nous correspondent pas. Nous-mêmes avons trouvé cet état stable non réactif aux stimulations des croyances imposées et de l’environnement et il y a là une part intérieure qui répond d’elle-même à quelque chose à quoi nous n’adhérons plus.

C’est à ce stade que se « jouent » littéralement les dernières épreuves de la conscience dans le processus de son éveil. Elle va devoir en effet passer d’un jeu éminemment mental/émotionnel à la mise en action de l’être dans sa totalité, ce qui au niveau de notre implication signifie beaucoup. Il s’agit de notre corps physique, en priorité, qui contre toute logique sera « en demande » de récupération de ce qui lui « manque ».

A ce stade, si on a rencontré son AJ, toutes sortes de tentatives sexuelles peuvent être mises en œuvre dans l’espoir d’une réunion complète, mais nous sommes loin du compte encore pour ce qui est du processus de la fusion des deux individus en une entité « viable ».

Les deux entités restant toujours séparées dans l’incarnation, il s’agit en effet d’une opération très spéciale pour laquelle la vie commune et même la sexualité sont rarement une voie de salut. Car il faut que le cœur soit à même de venir au secours, et son secours n’est efficace que si le travail préalable sur la conscience est suffisant, lui permettant de mettre en marche la fusion au niveau cellulaire des deux corps physiques. Ce phénomène sera alors réellement ressenti de part et d’autre, dans les deux corps, même si les individus sont à distance. Chacun ne le ressentira pas nécessairement avec la même intensité, dépendant du niveau de sensibilité développé préalablement, mais le phénomène ne pourra manquer de devenir palpable pour chacun.

Implications des âmes jumelles dans le processus de l’éveil.

Afin d’obtenir le niveau suffisant de cohérence et donc d’éveil pour la mise en marche des opérations du cœur, le travail doit d’abord débuter en soi et au minimum au sein de l’une des deux AJ. Et pour mener à son terme l’œuvre entreprise, il est désormais indispensable que ces AJ dans le processus connaissent les réalités qui les relient à l’autre.

Ce que nous avons observé et qui constitue assurément une nouveauté dans le domaine de la recherche de l’éveil, c’est que dans l’état de conscience ordinaire de l’humain, la scission en âmes jumelles a produit une démultiplication des compulsions provenant de l’inconscient, pour la bonne raison que les consciences des AJ fonctionnent comme dans un circuit. En effet des âmes jumelles qui ne se connaissent pas se comportent quand même comme étant infusées l’une par l’autre, ne comprenant pas car ne devinant pas d’où proviennent certaines de leurs émotions. Et le phénomène est loin d’être simple à discerner en soi.

Sur les années j’ai été mise en présence d’une bonne trentaine de couples d’AJ, je vais fournir ici quelques observations à titre d’exemples afin d’illustrer ce phénomène et ses implications.

Commençons par un cas simpliste facile à décrire : une personne qui possède des aptitudes exceptionnelles dans sa profession et qui en toute logique ne devrait jamais craindre de manquer, ne manquant d’ailleurs de rien, pourrait d’autre part éprouver une crainte irrationnelle de se retrouver pauvre… ce qui en l’occurrence peut produire une attitude compulsive à augmenter son avoir en travaillant plus que nécessaire, une tendance à l’avarice etc. Une des raisons qui peut motiver ce type de comportement, est que son AJ vit quant à elle dans la pauvreté et exprime régulièrement ses émotions lorsqu’elle déplore le peu de moyens à sa disposition.

La première AJ ressent les émotions sans y attribuer les pensées qui sont émises par la seconde AJ, elle qualifie alors ses émotions (peur de manquer) d’irrationnelles si elle s’analyse objectivement, ou bien elle trouve d’autres « raisons » pour justifier les émotions qui la poussent à agir de son côté à « sa » manière. C’est ce qu’on nomme les rationalisations des compulsions. Ne reconnaissant pas les compulsions en tant qu’injonctions inconscientes, nous leur donnons un sens afin de nous apaiser.

On peut imaginer le type de « circuit » qui découle de ce phénomène, puisque la seconde AJ captant elle aussi les émotions de l’autre, souvent inconsciemment bien sûr, elle pourrait avoir la « folie des grandeurs », par exemple, malgré ses faibles moyens, devenant de plus en plus frustrée par son maigre avoir vu ses ambitions, ce qui augmente encore l’émotion répercutée dans la première AJ… C’est ainsi que les émotions et les incohérences de comportement « compulsif » peuvent monter en cascade et arriver à des extrêmes de plus en plus irrationnelles.

Les cas les plus fréquents et les plus complexes sont les personnalités à tendance dominant/dominé, ces deux attitudes pourtant diamétralement opposées se retrouvent en effet chez chacune des deux AJ, chacune exprimant cette dualité à sa manière, selon son histoire personnelle, son contexte social, etc. On observe que dans le cas où un individu est plus dominant que l’autre, le dominant principal se retrouve fatalement dominé par le contexte qui lui sert de référence à sa domination. Il sera par exemple très attaché à sa famille qu’il domine, d’autant plus si celle-ci l’apprécie. Et il aura paradoxalement une tendance à se victimiser aussi, ressentant les victimisations de son AJ. Par exemple, s’il lui prend l’envie de changer de vie, il se sentira pris au piège de son contexte social, se plaignant telle une véritable victime, ne voyant pas que c’est son seul raisonnement qui l’empêche de changer.

L’AJ d’une telle personne si elle vit une expérience à tendance « victime » plus poussée, elle s’attirera des dominateurs dans son entourage, afin de jouer le jeu de cette dualité précise. Et elle se montrera également dominatrice dans des contextes spécifiques, dominant elle aussi à sa manière les dominateurs qui dépendent d’elle. Ce jeu dominant dominé est relativement bien connu en psychologie, mais c’est le phénomène du feedback entre les deux AJ qu’il est intéressant de déceler, les cas de dominants et dominés devenant souvent extrêmes, à cause du circuit établi entre les deux AJ qui s’enfoncent ainsi mutuellement dans un comportement extrême.

Prenons un troisième exemple, celui de « victimes sociales » qui s’immergent évidemment dans des contextes sociaux lourds et qui se plaignent à longueur de temps. L’une et l’autre AJ se posant en victimes, si l’une se prend à gémir sur son triste sort, l’autre ne fera que trouver opportun de gémir également sur son contexte de vie. Et puisque cela fait longtemps qu’ils ont chacun édifié la liste de tout ce qu’ils peuvent « accuser », il leur suffit de se référer à cette liste pour « justifier » l’émotion du moment, d’où découlera leur comportement. C’est ce que Juan Matus appelait « l’inventaire de la personne », inventaire dans lequel il suffit de puiser pour justifier les émotions diverses qui se pointent à n’importe quel moment.

Dans ce dernier exemple nous avons un aperçu de l’énigme de la poule ou de l’œuf, est-ce l’émotion qui a poussé à critiquer son injuste sort, ou est-ce l’injuste sort qui a produit l’émotion ? Les deux sont intrinsèquement liés, simultanés lorsqu’on observe bien, sauf lorsque les circuits entre âmes jumelles renvoient des feedback entre elles, produisant par exemple des crises de pleurs « irraisonnées », tant la pression des échanges de ces émotions peut devenir intense chez l’une ou l’autre, généralement en situation qu’elles identifient comme « importante », mais parfois sans la moindre explication à portée de main.

Il s’agit là d’exemples très simples et le vécu ne l’est bien sûr jamais autant. Les personnalités sont complexes, et c’est souvent cette complexité qui rend très difficile de relever cette influence entre les AJ, principalement dans le cadre de ce que chacune a refoulé. Plus il y a d’éléments refoulés dans les personnalités, plus l’équilibre semble parfait et pourtant, les deux personnalités sont quand même entremêlées, subtilement et sans doute durablement. Car en effet pour pouvoir établir l’existence d’un « circuit étranger » en soi, il s’agit d’être observateur mais encore faut-il que les émotions ressenties soient décelables. Il s’ensuit que plus elles sont visiblement conflictuelles, plus elle se distingueront aisément, du moins dans un premier temps.

Dans un second temps, si je puis dire, à partir du moment où l’auto observation est très lucide, l’AJ qui a effectué ce travail se voit souvent également capter et « actualiser » le contenu refoulé de l’autre AJ qui néglige ce travail pour elle-même. Certaines femmes douces de nature et ne comprenant pas comment un tel sentiment peut poindre en elles éprouvent parfois des crises de colère intense qui durent un long moment, parfois aussi des crises de larmes, ou autres attitudes compulsives dont elles ne distinguent pas l’origine. Les hommes ayant fréquemment l’habitude de refouler leurs larmes, il est assez typique que des femmes soient prises de crises de larmes afin de vider un surplus du contenu émotionnel de leur AJ masculine. Toutefois des AJ de sexe masculin peuvent également vider ainsi le contenu émotionnel de leur AJ lorsque c’est lui qui est le plus éveillé des deux et qu’il a acquis l’humilité suffisante et le lâcher prise nécessaire pour se laisser exprimer de chaudes larmes le cas échéant.

Ce phénomène fut fréquemment identifié non seulement dans mon propre cas mais également parmi d’autres couples d’AJ. Le vécu de cet entremêlement est évidemment complexe, pas aussi simple que ce qu’on pourrait en étaler par écrit, et principalement parce que la compréhension mentale est insuffisante, l’être entier étant impliqué dans le processus.

Les refoulements sont nombreux chez l’une comme chez l’autre AJ, les circuits s’entrecroisent, mais dans la réalité c’est toute une personnalité de l’autre que la personne transporte en elle, compactée avec la sienne. Il s’en suit que tant que la personne n’a pas entrepris de détricoter son propre écheveau comportemental, tant qu’elle ne l’a pas vidé de son contenu émotionnel, elle ne peut pas reconnaître l’autre en soi et reste donc habitée par une pseudo personnalité unique, qui est en fait composée de deux personnalités étroitement imbriquées.

Sur le cheminement que de nombreux chercheurs ont déjà entrepris, il est bon de savoir que durant une bonne partie de ce travail (qui est toujours progressif) les résultats qui semblent décevants, pas à la hauteur des attentes, etc, trouvent leur explication dans le fait que le décompactage de l’autre en soi ne peut être entrepris que lorsque les compulsions inexplicables sont identifiées pour ce qu’elles sont : le circuit de l’autre en soi.

Et si l’AJ est mise en notre présence, ce n’est pas au moyen d’un simple échange visant à l’harmonie que l’on peut espérer faire la paix en soi et en l’autre, et encore moins espérer la fusion, car il faudra que les deux AJ aient atteint un niveau de nettoyage suffisant de l’inconscient, différemment agencé chez chacune d’elle. Les échanges superficiels n’y suffisent donc pas. L’AJ consciente peut entreprendre une communication avec l’autre dans l’optique que cette autre effectue aussi un travail sur elle-même, mais c’est loin d’être gagné d’avance si l’on a affaire à quelqu’un dont l’auto contemplation produit aussi une auto satisfaction. Pourquoi s’analyser alors que tout va bien ?… etc. L’AJ consciente pourra éventuellement se servir de ruses diverses et notamment via l’attirance et l’attachement, mais on peut comprendre que ce genre d’entreprise est plutôt difficile.

Ce n’est évidemment qu’au moment où les deux AJ sont mises en présence (de près ou de loin) que ces observations peuvent se vérifier, et il est rare que les personnes soient suffisamment observatrices pour remarquer ces circuits entre elles ou en tout cas pour en identifier clairement les mécanismes. Il faut que l’une d’elle ait littéralement mis sa personnalité de côté tel un acteur que l’on observe en toute objectivité, pour s’apercevoir qu’en effet les émotions qui pointent leur nez à certains moments ne nous appartiennent pas en propre mais sont émises par l’autre AJ. Il s’agit par exemple de pouvoir identifier qu’une tristesse ressentie au cœur même de notre conscience ne soit pas « notre » tristesse… etc.

En résumé, le lien entre les AJ va jusqu’au profond du « ressenti » de l’intériorité, dans la conscience, non divisée en tant que réceptacle, et les émotions se répercutant dans ce ressenti il y a une identification de chacune des deux AJ avec l’ensemble des émotions émises par les deux. C’est pourquoi il est évident que cet état de chose signifie une véritable confusion entre « qui est qui », un « qui » possédant sa propre histoire par rapport à l’autre « qui » dont l’histoire peut être très différente. La conscience reçoit le tout sans distinction des personnalités. Le mental de l’une et de l’autre personnalité interprète, chacune à sa manière, ce qui est enregistré, et les nouvelles émotions qui découlent des analyses émises en réponse vont à nouveau être absorbées par la conscience, puis répercutées… etc. etc.

C’est ainsi que le « lien » intérieur des AJ n’est jamais réellement perdu même sur de longues incarnations où elles s’ignorent. Cependant comme c’est sur cette base de confusion compactée que s’effectue la première reconnaissance dans la vie présente, il est habituel que les AJ tombent de plein pied dans le comportement compulsif sous circuits développés et renforcés de vie en vie. Il y a reconnaissance de « soi » en l’autre non seulement au niveau de l’être qui vibre sur une même fréquence, mais aussi de cette part de notre personnalité en l’autre… et de sa personnalité en nous.

Les AJ se ressemblent fatalement du point de vue de la personnalité puisqu’elles partagent cette intériorité depuis toujours et lorsque les personnalités ont développé des comportements très sociables, elles ont tendance à très bien s’entendre de prime abord, jusqu’à ce que les données inconscientes reviennent à la surface. Dans ce cas pour éviter les conflits, les AJ peuvent développer une nouvelle compensation, c’est-à-dire un nouveau refoulement afin que les circuits soient moins dérangeants.

A tout cela s’ajoutent – aussi – les diverses manœuvres mises sur pieds dans d’autres vies tendant à prendre son AJ sous sa coupe, le plus souvent au niveau de l’AJ masculine, et très souvent à des fins magico religieuses. Et nous avons là un tableau plus ou moins édifiant de la complexité de la situation et de la dextérité nécessaire pour se désimbriquer d’une telle relation confusionnée, afin de pouvoir prétendre à la fusion qui ne survient qu’après la dé confusion.

Les solutions.

Lorsque l’une des deux AJ a effectué le travail de la cessation de l’auto contemplation, ne produisant plus (ou peu) de réactions pour sa part qui iraient se répercuter dans la conscience, et vu la difficulté qu’il y a à influencer l’autre qui peut par ailleurs se montrer réfractaire, elle doit poursuivre l’observation de ce qui continue à se déverser « malgré tout »… en provenance de l’autre. Elle doit continuer à observer afin de ne plus se laisser choir dans ces émotions étrangères et injustifiées. Il n’est pas interdit bien sûr d’extérioriser ces émotions de l’autre, afin de s’en soulager, mais sans identification à celles-ci.

Sans connaître préalablement l’existence du phénomène des AJ et de cette répercussion, celle qui a réalisé sa paix intérieure peut estimer qu’elle ne l’a pas réalisée… ce qui est un comble, et en même temps une vérité ! C’est pourquoi cette information est d’une importance cruciale pour ceux qui sont sur la voie de l’éveil.

Et donc en l’occurrence au moyen de cette connaissance, lorsqu’il y a reconnaissance de ce phénomène en soi, cela permet de garder l’œil ouvert sur les états d’âme de notre AJ, même si elle croise pavillon au large et que nous ne communiquons pas souvent avec elle.

Ce qui se déroule à ce stade est intéressant à observer, car il est évident que, puisque la première AJ ayant réalisé ce silence de l’auto contemplation ne renvoie plus quant à elle de réactions suite à ce qu’elle perçoit de son côté, il y a une diminution effective de la pression chez la seconde AJ qui va enfin pouvoir se confronter à elle-même, avec plus de rationalité, ses propres incohérences lui sautant plus facilement aux yeux car les compulsions préexistantes auront diminué de manière importante.

De là il découle que, outre la première AJ qui a « lâché prise » et qui a déjà récupéré l’énergie nécessaire à la mise en route de l’intelligence du cœur, la seconde aura également accès à cette même « fonction », puisque le cœur en tant qu’agissant, va quant à lui répercuter ces nouvelles données dans la conscience commune. La libération de l’autre AJ est dès lors en cours également et la fusion commence à opérer, car c’est le cœur ouvert des deux AJ (qui est UN puisqu’il s’ouvre littéralement dans la conscience commune) qui opère la fusion. Les deux personnalités aussi opposées l’une à l’autre qu’elles soient préalablement vont s’amalgamer en un Tout cohérent, et non plus réactif, gouverné par l’intelligence du cœur qui a repris les rennes et qui va réordonner les qualités de l’une et de l’autre, et permettre à chacune des AJ d’en être augmentée d’autant, chacune gardant néanmoins sa personnalité propre.

Afin que tout ceci puisse être mis en route, compris et conscientisé, il est évident que la distance est préférable entre les AJ qui pourront plus aisément travailler à leur propre cas sans être directement en face de l’objet même de leurs circuits, car le risque est grand de produire des réactions disproportionnées en l’autre, se répercutant donc en soi. L’effet boule de neige laisse présager des comportements irrationnels aux multiples implications, dont souvent un rejet pur et simple. Ou bien, si les AJ restent ensemble, un refoulement plus important encore de ce qu’elles ne veulent pas confronter, se basant sur des « bonnes manières » à avoir en couple.

Il est évident également que lorsque ces phénomènes se déroulant au sein de la conscience sont connus, l’observation de notre conscience « personnelle » peut prendre une nouvelle tournure. Ce n’est pas nécessairement aisé au commencement, mais il est toujours préférable de connaître la manière dont les choses se déroulent, sur quelles bases elles s’édifient. A l’aide de l’objectivité, on peut ainsi débusquer les émotions qui ont encore leurs racines véritables en nous et celles qui ne les ont pas et au fur et à mesure de cette observation on arrive à faire de mieux en mieux la part des choses.

C’est bien à cause de la séparation que la confusion se produit, puisque les AJ sont séparées avec une même conscience globale, dont une part a été rendue hors d’accès et donc inconsciente. Et c’est cette confusion qui produit un tel compactage ressenti intérieurement comme un poids, produisant les compulsions les plus injustifiées, des angoisses, des malaises etc.

Du point de vue individuel, ce que chacun « concède » aux activités mécaniques, ne fait que renforcer l’illusion de séparation, – puisque fondamentalement il s’agit bien sûr d’une illusion. Car le système mental, en bonne partie inconscient de son fonctionnement compulsif, inconscient de son auto contemplation compulsive, et encore plus de cet « autre » qui l’influence sans qu’il s’en doute le moins du monde, ce mental dit « conscient » (par opposition à inconscient) fuit tellement dans les activités mécaniques qu’il prodigue son énergie à des systèmes sur lesquels des institutions entières ont été érigées, dont notamment les systèmes religieux, ou autre systèmes plus en vogue à l’heure actuelle, croyances en des mérites à acquérir pour évoluer, sous la supervision d’un maître, etc etc.

Ces occupations qui focalisent l’attention dans des concepts nourrissent ces concepts ainsi que les parasites qui ont décidé de s’en nourrir eux aussi, ce qui nous oblige à pousser l’investigation dans tous les domaines de la vie pour libérer l’attention focalisée, la ramener au soi véritable et à l’essentiel et se défaire par la même occasion des parasitages. Ce n’est en effet qu’au moyen de notre énergie récupérée de ces « fuites » que le cœur pourra s’activer de manière à opérer par lui-même, avec son intelligence « supraconsciente ».

La plongée dans le maelström de l’inconscient collectif qui me fut incontournable durant ma traversée vers « l’autre » part de moi, a constitué l’obstacle majeur, nécessitant de confronter des édifications dans lesquelles mon AJ était fortement impliquée, ainsi que moi-même dans une plus faible mesure. J’ai dû constater que les autres dimensions dans lesquelles l’âme humaine est impliquée, ainsi que son esprit, son double et ses divers corps, doivent être confrontées au besoin. Ceci étant déjà facilité à l’heure actuelle, mais il reste néanmoins du travail pour chaque cas.

Le travail décrit jusqu’à présent sur ce blog a constitué la phase finale des délivrances qui furent rendues possibles grâce au processus de la fusion qui dans mon cas durait depuis trois années déjà. Durant les quatre années suivantes, j’ai pu observer au passage que l’inconscient collectif a été dissout pour ce qui est de ses pièges les plus importants et ses mécanismes les plus insidieux. C’est aussi de cela qu’il m’a fallu rendre compte et ce n’est qu’à présent qu’on peut dire que la voie est bien plus aisée qu’auparavant, c’est pourquoi le moment est venu de publier ces informations destinées à clarifier la problématique des AJ.

Vu mon expérience il me semble évident que plus le travail préparatoire est important, plus la perception des véritables phénomènes vécus est précise. On ne pourrait trop conseiller de réveiller le corps d’énergie, celui qui fournit la sensibilité au corps physique, quels que soient les moyens, arts martiaux, régressions, et autres pratiques. Les seules facultés de voyance sont en effet insuffisantes, car le phénomène est éminemment physique. L’auto observation la plus honnête qui soit est de rigueur au risque de ne pas être à même de distinguer la confusion intérieure des personnalités car cette distinction doit avoir lieu avant la mise en route de la fusion et continuer par la suite.

On pourrait par ailleurs disserter sur les deux termes, à mettre en parallèle et en opposition : confusion vs fusion…

La fusion n’est effective que lorsque la dé confusion est suffisante, dépendant donc également de l’ouverture du cœur, car celui-ci prend en charge une part des opérations lorsqu’il est en activité, ce qui permet de ne pas être dans l’obligation de mettre à nu l’ensemble des racines des compulsions, lorsque c’est possible. D’une certaine manière les AJ matures peuvent établir une communication saine sur ces bases, tout en surfant sur la vague de leurs personnalités, en maintenant le cœur et son intelligence en état maximal d’activité, tout en gardant à l’esprit que la confusion prend d’autant plus de hauteur dans sa « subtilité », plus les AJ sont en « accord » sur le plan de la communication directe, tant que la fusion n’est pas complète.

Beaucoup d’AJ n’ayant que moyennement travaillé sur elles, il existe toutes sortes de cas de figures, bien sûr. Sur le terrain on observe que des AJ qui sont ensemble vont fatalement effectuer un travail sur « elles », mais il n’est pas du tout garanti que le travail soit productif. Souvent cela tourne en rond dans la confusion et finit par une rupture… Puis très souvent aussi des situations de dominants dominés, l’une ayant pris le dessus sur l’autre, via déviations de l’énergie, notamment sexuelle, qui sustente toujours les systèmes de drainage de l’énergie de la matrice… Pas de fusion en vue, puisque les pompes ne sont pas nettoyées, cela fonctionne aussi en circuit, et puisque l’énergie est produite à volonté on peut même éprouver des illusions de fusion tant les échanges sont parfois intenses. En couple, l’auto contemplation compulsive peut prendre des proportions étonnantes, on ne se contemple plus soi tout seul, mais dans l’autre et vis versa… On peut ainsi réaliser de grandes choses en tant que couple d’AJ, mais pas la fusion, tant qu’on n’a pas abordé cet aspect de la question.

De nombreuses AJ n’étant pas en couple, et la majorité n’ayant pas rencontré son AJ, il s’agit d’aiguiser sa vigilance et de se préoccuper de son propre cas. Le fait d’avoir trouvé suffisamment de « compensations » à notre état de prisonniers, le fait de se contenter des plaisirs « qu’offre » la vie en guise de cacahuètes, ne peuvent pas avoir raison de nous, car c’est d’un tout autre niveau de conscience et donc d’existence qu’il est question, lorsque la fusion avec l’AJ est en cours.

Pour ceux qui n’ont pas rencontré l’AJ, se perdre en rêveries au sujet de l’AJ comme compagnon idéalisé est un des premiers écueils dans lequel on tombe, pressentant que quelque chose de plus grand est à portée, n’ayant pas compris que c’est de fusion qu’il est question et non pas de produire une idylle romanesque, car cette « idylle » là dépasse la condition humaine connue jusqu’à présent sur terre. De cette incompréhension naissent toutes sortes de situations plus ou moins délicates.

Un autre aspect du travail nécessaire en vue de la fusion.

Les informations que l’on trouve sur le sujet mènent certaines personnes à rechercher l’AJ et il existe bien des cas où des pseudo reconnaissances ont lieu, basées sur une attirance magnétique dont on pense qu’elle doit correspondre à celle qu’on éprouverait avec son AJ. Elles peuvent constituer des situations parfois très difficiles, activées via des détournements parfois hyper complexes datant d’unions magico religieuses édifiées dans d’autres vies avec des personnes qui n’ont rien de l’AJ. Ces personnes ne sont pas nécessairement négatives, ce sont juste des liens à dissoudre et à résoudre. Ce genre de rencontre, si l’on n’y succombe pas, peut être interprété comme un bon signe, dans la mesure où c’est le signe que l’attirance intérieure entre les AJ est en cours, mais qu’on tombe d’abord sur les obstacles qui nous en séparent.

C’est donc un bon point dans la mesure où cela permet par la même occasion de vider le contenu émotionnel inconscient qui entretient les attitudes compulsives. Un bon moyen pour les « nettoyages » et les remises en ordre dans l’intériorité, mais encore faut-il que ceux-ci soient effectués.

Le chemin peut parfois être long et complexe pour celui qui veut se défaire de ces liens. Mais il peut aussi constituer une motivation intense. Il s’agit donc d’en profiter pour creuser dans cette direction, car l’énergie commune se réveillant, il n’y a rien de tel pour abolir progressivement les obstacles à la fusion entre les AJ.

Il peut également se présenter des compagnons de route dans une relation d’échange mutuel, chacun étant dans le processus du rapprochement avec son AJ, car ces processus sont souvent lents et compliqués. Il est parfois plus aisé de travailler à son propre cas et même à celui de son AJ si la rencontre a lieu durant une relation avec une tierce personne évitant ainsi, entre autres, l’écueil de la relation de couple, prématurée avec l’AJ.

Et enfin, je mentionne aussi ici quelques exemples qui m’ont été montrés d’AJ ayant touvé un moyen de vivre ensemble malgré les problèmes inconscients non résolus et qui en sont satisfaits. Il ne s’agit pas par cet article de critiquer les choix des uns et des autres, juste de proposer des pistes de réflexion aux personnes curieuses du phénomène. Ce qui a été noté dans les cas les plus harmonieux, c’est que, lorsque l’âge le leur permet, ils peuvent concevoir des enfants dont les capacités spirituelles dépassent la moyenne, notamment dans le cas des petites filles qui voient le jour avec des dispositions (pour ne pas dire un dispositif) qui aide dans un premier temps au règlement des conflits du couple d’AJ et qui sont dans un second temps destinés à œuvrer de manière prépondérante dans des tâches importante pour l’humanité.

Conclusion  

En conclusion de cet article je me permets encore de rappeler que le chemin le plus court vers la rencontre avec l’AJ se trouve en SOI, puisque l’AJ et nous, sommes une seule et même Individualité Source à la base. Le coeur de notre AJ et le nôtre est UN, il n’est pas divisé comme le reste. Le cœur étant le chemin vers la « Roue », l’Individualité Source, il est normal qu’il ne puisse être divisé.

Le fait remarquable à l’heure actuelle est que de plus en plus de personnes sont effectivement mises en présence de leur AJ, ou bien elles sont guidées vers elles, ce qui signifie que l’humanité en tant qu’ensemble a déjà effectué une partie de l’éveil de la conscience. Si les processus mentaux et émotionnels individuels étaient seuls en cause, l’éveil se produirait à très grande vitesse, car de ce point de vue, bien des individus ont effectué des montées impressionnantes… ce qui explique pourquoi ils sont tant désappointés lorsqu’ils constatent que malgré tout le détachement, malgré le lâcher prise, malgré qu’ils soient déjà un pied hors de la matrice, quelque chose de tenace semble encore les y maintenir, contre toute logique… Il s’agit bel et bien de la présence en soi de l’AJ dans cet état confusionné qui est l’ennemi même de la libération. Et c’est parce qu’ils pressentent cette nouvelle dimension de Soi qui arrive avec la fusion, que le désespoir les poursuit parfois, ou d’autres sentiments, tels que la colère.

Je conçois aussi que cette matière ne soit pas évidente à appréhender et souvent pas évidente du tout à accepter. Car comment accepter qu’une part de « soi » ne soit pas « soi »… mais pour ainsi dire un « étranger ». Le choc fut rude de mon côté et d’autres personnalités ne sont pas du tout en mesure d’accepter ceci dans un premier temps. Si je ne l’avais pas vécu avec autant de preuves indéniables au niveau du ressenti physique, je n’y aurais sans doute pas cru moi non plus. Comme quoi il ne s’agit pas dans ma démarche de décerner des jugements sur les uns et les autres. Chacun son chemin, chacun sa compréhension et chacun son vécu. Celui-ci est le mien et celui d’autres AJ en éveil.

Mais je me devais de révéler ces découvertes dans un souci de clarification, afin que ceux qui sont sur le point de prendre leur envol puissent bénéficier de ces années de recherches. Quant à ceux qui ignorent où ils se situent dans ce cheminement, la tâche peut être allégée à partir du moment où ils comprennent qu’ils peuvent lâcher prise dans leur recherche de cet « autre » en tant qu’être idéalisé jusqu’à l’extrême, en tant que « solution » à leurs problèmes, une tendance trop souvent induite par les littératures que l’on trouve sur le sujet des AJ dont résulte une cherche ailleurs qu’en soi-même, de ce qui peut profiter aux deux AJ.
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