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La crise dans laquelle l’Europe et le monde occidental se sont précipités a eu une conséquence peu connue du grand public et parfaitement logique d’un point de vue historique et économique, la vente du patrimoine des États. Il est ainsi possible depuis plusieurs années moyennant de très larges finances d’acquérir des palais, des hôtels particuliers ou encore des ports entiers.

Aperçu de la grande braderie européenne qui a été entamée depuis plusieurs années à travers plusieurs blogs et médias francophones :
 
ESPAGNE -  Le Point

Après les augmentations d’impôts et les coupes dans le budget de l’État, le gouvernement conservateur espagnol vient de publier une liste des 15 135 biens publics qu’il compte vendre avant 2015 pour équilibrer ses comptes. Avec la mise en vente de 27 % de son patrimoine, l’exécutif espagnol espère engranger entre deux et trois milliards d’euros, estime le site espagnol Vozpopuli dans un article publié par le portail immobilier Idealista.

Immeubles, bureaux, hôtels particuliers, petits palais, terrains, pour la plupart propriété des ministères des Finances et de la Défense, devraient ainsi passer prochainement aux mains d’investisseurs privés.

GRECE - Blogapares

L’agence grecque des privatisations, la HRADF, est chargée de la mise en vente des actifs et participations publiques de l’État grec. Plus d’une centaine de participations sont concernées, le total des ventes étant censé rapporter 19 milliards d’euros d’ici la fin 2015. On y trouve le service de poste grecque, la compagnie nationale de gaz, le port de Pirée, un ancien aéroport, l’ancien centre international des JO, des îles etc.

 

ITALIE - Les brins d’herbe

La rigueur budgétaire mise en place par le gouvernent de Mario Monti frappe surtout le secteur culturel. Le pays est donc obligé de solliciter les privés par la vente de droits d’usage voire la vente de monuments, le budget du ministère de la Culture ayant été réduit d’un tiers (1,42 milliard d’euros). Aujourd’hui il est donc possible de voir les monuments historiques de Venise, Rome et Milan défigurés par la publicité des grandes firmes comme Coca-Cola ou H&M.

Les privés acceptent de prendre en charge les travaux nécessaires, mais, en échange, les villes permettent aux annonceurs de recouvrir la façade du bâtiment (jusqu’à 50 %) d’un panneau publicitaire géant pendant la durée de la restauration.

 

PORTUGAL – Libération

Au même titre que d’autres institutions d’un Portugal soumis à de féroces coupes budgétaires, les chantiers de Viana do Castelo ont été mis en vente. Au plus offrant. Depuis 2012, des candidats norvégiens, chinois ou brésiliens se sont succédé pour faire main basse sur le leader national du secteur, mais les négociations ont traîné avec Empordef, l’organisme étatique propriétaire.

«C’est à cause de cette indécision que tout est à l’arrêt», s’irrite Antonio Costa. L’État portugais se délite peu à peu. En avril 2011, lorsque le pays reçoit un prêt de 78 milliards d’euros de la troïka (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) pour éviter la banqueroute, il s’est ’engagé à privatiser en masse.

 

FRANCE - Ministère de l’économie

L’État met en place un nouveau programme de cessions immobilières. Pour la première fois il s’agit d’un programme pluriannuel : il concernera 1 700 biens dans toute la France sur la période 2010-2013. Ces trois dernières années, l’État a vendu pour près de 2 milliards d’euros. Monuments historiques, hôtels particuliers mais aussi des terrains vagues, des casernes ou des immeubles de bureaux. Le patrimoine de la France s’élève à plus de 55 milliards d’euros, l’un des plus importants au monde.

SOURCE

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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