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Ralenties par la crise budgétaire à Washington, les négociations entre les Etats-Unis (ici le secrétaire d'Etat John Kerry) et l'Union européenne sur un traité de libre-échange reprendront le 11 novembre à Bruxelles, dans un climat assombri par le scandale de l'espionnage américain.

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Ralenties par la crise budgétaire à Washington, les négociations entre les Etats-Unis (ici le secrétaire d'Etat John Kerry) et l'Union européenne sur un traité de libre-échange reprendront le 11 novembre à Bruxelles, dans un climat assombri par le scandale de l'espionnage américain. |  

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C'est dans un climat tendu que vont reprendre le 11 novembre les négociations entre les Etats-Unis et l'Union européenne, qui visent à créer une des plus grandes zones de libre-échange au monde*. La date a été fixée ce lundi. Prévues initialement début octobre, elles avaient été reportées alors qu'à Washington des parlementaires républicains s'opposaient au relèvement du plafond de la dette américaine.

Ce deuxième volet des discussions se tiendra jusqu'au 15 novembre à Bruxelles. Avant le premier round de juillet, les pratiques de l'agence nationale de sécurité (NSA) avaient déjà déclenché une tempête diplomatique et menacé de faire dérailler les discussions. Depuis, de nouvelles révélations à partir de documents fournis par l'ex-agent de la NSA, Edward Snowden, ont particulièrement échauffé l'exécutif allemand, ntoamment celles concernant la mise sur écoute en 2002 de la chancelière Angela Merkel. Ecoutes qui n'auraient plus lieu actuellement, selon le patron de la NSA, Keith Alexander.

Protection des données : les négociations s'annoncent ardues

En visite à Washington la semaine dernière, la vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding a sommé les Américains d'agir «en urgence» pour rétablir la confiance entre les deux blocs alliés. «Les révélations sur les activités des agences des renseignement américaines en Europe et les dégâts qu'elles ont causés ont suscité un regain d'attention sur ces questions», a-t-elle indiqué.

La Commission, chargée des négociations au nom des Etats-membres, refuse que les données des utilisateurs d' soit incluses dans le champ des négociations sur le libre échange, de peur qu'elles soient utilisées à des fins commerciales par les géants américains de l'Internet. La protection des données «pourrait facilement faire dérailler les discussions», a averti Viviane Reding, par ailleurs commissaire européenne à la Justice.

A l'issue du premier round en juillet, les deux parties avaient pointé d'autres «zones de divergence» notamment sur l'agriculture. Les débats à Bruxelles porteront aussi sur les «services, l'investissement, l'énergie et les matières premières, ainsi que les questions de régulation», indique la représentation américaine au Commerce extérieur (USTR) dans un communiqué, ajoutant que le troisième round est prévu pour la mi-décembre à Washington.

Des discussions qui risquent de s'éterniser


Chacune des parties refuse toutefois de dévoiler officiellement le mandat précis des négociations et les questions sur lesquelles elles sont ouvertes à la discussion. Mi-octobre, les ministres européens du Commerce n'étaient eux-mêmes pas parvenus à se mettre d'accord pour autoriser la publication du mandat confié à la Commission, au grand dam de la France qui appelait à la transparence pour ne pas négocier «dans le dos de la société civile».

Dans ce contexte, l'issue des discussions transatlantiques semble être un horizon lointain alors que l'échéance de fin 2014 était encore évoquée il y a quelques mois.  Fin septembre, le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici a prévenu qu'elles allaient s'étaler «sur plusieurs années».

*Les seuls échanges de biens entre les Etats-Unis et l'Union européenne se sont élevés à 646,6 milliards de dollars (4,8 M€) en 2012, en hausse de 1,5% sur un an.

LeParisien.fr

Tag(s) : #USA

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