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Un véhicule brûle place Tahrir où de violents affrontements ont opposé les jeunes et la police ce samedi 19 novembre 2011.
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REUTERS/Stringer

Par RFI.
La place Tahrir au Caire est à nouveau occupée par des milliers de manifestants et les confrontations se poursuivaient avec la police dans la soirée du samedi 19 novembre 2011. D’autres rassemblements contestataires ont eu lieu dans plusieurs villes d’Egypte. Ces confrontations ont déjà fait un mort et 750 blessés dont des dizaines de policiers au Caire, et un autre manifestant a été tué à Alexandrie. Dans un communiqué lu à la télévision, le gouvernement a appelé à la «raison» et a annoncé une réunion ce dimanche pour discuter de ces manifestations.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Pour les manifestants de la place Tahrir c’est la phase deux de la révolution qui a commencé. La place est en effet occupée par des jeunes aux profils variés : des proches du mouvement révolutionnaire du 6 avril aux salafistes du cheikh Hazem Abou Ismaïl, un potentiel candidat à la présidence, en passant par les ultras des deux plus grands clubs de football.
Ces manifestants, qui ont en commun leur colère contre le pouvoir, affirment qu’ils ne quitteront la place que quand leurs revendications seront exaucées. La police, qui avait commencé dans la journée de samedi par vider la place des quelques centaines de personnes qui occupaient le rond point central, a abandonné Tahrir dans la soirée après de violents affrontements avec les manifestants et des échanges de grenades lacrymogènes et de pierres.
Une situation qui embarrasse les différents partis politiques, des Frères musulmans aux libéraux. Des partis qui appellent au calme et à la retenue et qui craignent que ces désordres n’empêchent le bon déroulement des législatives prévues dans huit jours surtout avec l’extension du mouvement à Alexandrie et à Suez.



source: rfi.fr
Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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