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Egypte : la nouvelle astuce du CSFA pour apaiser les protestations populaires.



    IRIB - Le conseil suprême des forces armées (CSFA) vient d’accepter la démission du premier ministre Essam Charaf que remplacera Kamel el-Ganzouri : une nouvelle astuce pour apaiser les protestations populaires et réduire la méfiance du peuple envers ce conseil. Docteur en économie, Kamel el-Ganzouri, 78 ans, assumait le poste de premier ministre, sous la dictature Moubarak, de 1996 à 1999.
Suite à l’escalade des contestations de rue qui a laissé 40 tués dans son sillage, Essam Charaf s’est vu obligé de démissionner de son poste de premier ministre, ce que le CSFA a accepté, en annonçant que cette mesure s’effectuait dans le cadre des revendications du peuple. Cette mesure, les analystes politiques le trouvent une nouvelle manœuvre pour apaiser les esprits. La désignation de Kamel el-Ganzouri au poste de premier ministre s’est déjà heurtée à des critiques. Kamel el-Ganzouri n’est pas une personnalité connue pour la jeune génération de l’Egypte d’aujourd’hui. Les détracteurs d’El-Ganzouri l’accusent de corruption financière, de mauvaise gestion, de violation de la Constitution et d’approche dictatoriale, à l’époque où il était le Premier ministre du pays. Les protestataires égyptiens continuent de croire qu’El-Ganzouri est un nouvel élément au service du CSFA et qui, tout comme Essam Charaf, devra rendre compte de son bilan, audit conseil. Ceci dit, la nouvelle mesure du Conseil militaire égyptien, loin de connaître un accueil favorable populaire, n’a pas pu empêcher les contestations de se poursuivre avec plus de véhémence. Les Egyptiens réclament que les militaires cèdent sans délai le pouvoir, pavant le terrain au transfert de la direction du pays à un gouvernement élu représentatif. En réalité, les mesures inefficaces du Conseil militaire égyptien ne serviraient qu’à élargir le fossé entre le peuple et l’armée qui voit à son grand dam sa cote de popularité se réduire comme une peau de chagrin. Pour la moitié des Egyptiens, interrogés dans le cadre d’un sondage effectué en novembre, l’armée aurait confisqué les acquis de la révolution. Les résultats du sondage révèlent la grande méfiance qui domine les rapports entre le peuple et l’armée au pays du Nil. Seuls un cinquième des Egyptiens ont affirmé avoir confiance en la personne du général Tantaoui qui dirige le CSFA ; alors qu’au lendemain du départ de Moubarak, plus de 90% des Egyptiens voyaient en l’armée une instance nationale.  

source:
Irib.ir

Tag(s) : #ACTUALITES

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