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Des membres des frères musulmans construisent une barricade sur une route menant au palais présidentiel, le 5 décembre 2012.

Des membres des frères musulmans construisent une barricade sur une route menant au palais présidentiel, le 5 décembre 2012.

(GIANLUIGI GUERCIA / AFP)

EGYPTE - Ce sont les pires violences depuis l'élection de Mohamed Morsi, le premier président islamiste d'Egypte, en juin 2012. Cinq manifestants ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi 6 décembre dans des affrontements entre opposants et partisans du chef de l'Etat. Les pro-Morsi ont tenté de déloger les anti-Morsi qui occupaient les abords du Palais présidentiel pour protester contre le projet de constitution et les pouvoirs du président.

Des batailles à coups de bâtons, de cocktails molotov et de jets de pierres ont eu lieu toute la nuit, avec de brèves périodes d'accalmie, autour du palais présidentiel à Héliopolis. Des coups de feu se faisaient régulièrement entendre. Cinq manifestants ont été tués près du palais, quatre par balle et l'un après avoir été atteint près du coeur par une décharge de chevrotine, selon l'agence officielle Mena. Le ministère de la Santé a indiqué que près de 450 personnes avaient été blessées.

Un décret et une constitution qui ne passent pas

L'opposition accuse Mohamed Morsi de s'être engagé sur la voie d'un régime dictatorial après un décret pris le 22 novembre. Avec ce texte, il s'est arrogé des pouvoirs exceptionnels et mis ses décisions ainsi que la commission chargée de rédiger la future Constitution à l'abri de tout recours en justice. Elle proteste aussi contre le projet de loi fondamentale devant être soumis à référendum le 15 décembre. Selon elle, ce projet sape des libertés fondamentales tout en ouvrant la voie à une application plus stricte de la loi islamique.

Les Frères musulmans, dont est issu le président, ont également fait état des décès, indiquant avoir perdu cinq de leurs partisans. Cinquante personnes ont en outre été arrêtées, selon le ministère de l'Intérieur. Un quatrième conseiller du président, Mohammed Esmat Seif Eddawla, a annoncé sa démission en signe de protestation. Le président ne s'est pas exprimé depuis le début des violences.

 

Francetv info avec AFP

 

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Tag(s) : #ACTUALITES

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