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OpenStreetMap peut globalement être considéré comme une alternative à Google Maps. En effet, il s’agit également d’un service de cartographie sauf que celui-ci est sous licence open source. Simplement, c’est donc une carte du monde entier librement modifiable par le tout un chacun.

C’est via son blog qu’OMS pose ses griefs envers Google et ils ne sont guère anodins. La semaine dernière les responsables du projet ont repéré des modifications absolument erronées sur les plans de Londres et de New-York. Celles-ci n’étaient pas spécialement grossières, aucun axe principal n’a disparu. Elles étaient somme toute subtiles, par exemple des sens interdits ont été supprimés ou encore des noms de rues modifiés.

Si c’est le lot quotidien des projets sous licence libre, les responsables se font un devoir de géolocaliser les adresses IP transmettant des données inexactes ou mensongères pour éviter toutes répétitions. En remontant ainsi la piste, il s’est avéré que les adresses IP appartenaient à Google et étaient situées en Inde.

L’affaire fleure bon la concurrence déloyale, OMS ne réussira à attirer de nouveaux adhérents uniquement si la qualité de son service est irréprochable. C’est un cercle vertueux, plus il y a de contributeurs plus la carte gagne en détails et en qualité donc plus il y a de monde participant au projet.

OMS a donc approfondi l’enquête et elle s’est aperçue avec stupéfaction « qu’en une année, nous avons repéré plus de 102 000 requêtes sur le site utilisant au moins 17 comptes de cette même plage d’adresses IP« . Les dirigeants restent cependant circonspects puisque Google est un des mécènes de leur projet notamment grâce à de généreuses donations.

Quant à Google, ils nient les faits en bloc et affirment enquêter également de leur côté. Seulement si ce n’est pas Google, c’est une véritable conspiration puisque la plage d’adresses IP en tort accuse déjà d’un passé douteux. En effet Mocality (start-up kényane spécialisée dans le recensement) avait dû faire les frais d’une démarche bien peu éthique de la part de la firme de Mountain View. Le géant avait lancé « Getting Kenyan Businesses Online » qui démarchait illégalement les clients de la start-up.

Google avait reconnu ses torts dans l’affaire, tout en se dédouanant en accusant l’initiative d’une équipe isolée. Il va de soi que les adresses IP des deux affaires sont en partie identiques, ce qui n’aide pas à lever le voile sur les doutes recouvrant la culpabilité ou l’innocence de Google

Nouvel abus de la part du géant, problème de gestion du personnel, complot ou encore coup de pub d’OpenStreetMap… Tout le monde mène sa petite enquête.

[OpenStreetMap] via [slashgear]

© laurent hamels – Fotolia.com

Tag(s) : #INTERNET - COMMUNICATION

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