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DSK est aujourd’hui dans toutes le conversations, dans les cafés, sur la toile, tous se posent des questions sur le directeur du Fond Monétaire International. Coupable ou victime d’une manipulation ? Les politiques de tous bords réclament la retenue et la décence, en effet, la culpabilité de DSK n’est pas prouvée, il faut donc respecter la présomption d’innocence. Les amis les plus proches de l’ancien maire de Sarcelles ne comprennent pas, pour eux cette histoire ne ressemble pas à la personne qu’ils connaissent, alimentant la théorie du complot. Sa femme elle-même Anne Sinclair a annoncé dans un bref communiqué qu’elle ne croyait pas une seule seconde en la culpabilité de son mari. Si ce n’est pas un coup d’élimination de Nicolas Sarkozy, alors la vérité est ailleurs. Et si cette vérité venait de Dominique Strauss-Khan lui-même.

Nul ne doutait de sa victoire aux primaires socialistes, tous savaient que DSK serait le principal adversaire du Président actuel. Mais aujourd’hui, sa candidature s’envole. Peut-être pas pour très longtemps...

Mais regardons d’un autre point de vue l’agression de la femme de ménage, Ophélia, 32 ans. Il paraît improbable que, DSK, stratège redoutable, soit tombé dans un le panneau d’une soudaine impulsion tandis que l’homme vise le sommet de la France, que les primaires socialistes approchent à grands pas, et si cela semble si invraisemblable, c’est qu’il y a certainement une raison : La campagne présidentielle qui l’attend.

Si la jeune Ophélia se rétracte demain, si elle dit avoir mentie, que tout est faux, ou que DSK apporte la preuve irréfutable de son innocence, alors cette affaire de viol lui sera favorable, il reviendra en France galvanisé, plus fort que jamais, sa popularité toujours plus haute. Premier avantage. Mais il y en a un second. On peut en effet dire sans se tromper que lors de sa campagne présidentielle, DSK aurait été attaqué de toute part sur son passé au féminin. Ses histoires d’agression lui serait revenues dans la figure ainsi qu’un boomerang. Mais là, si Ophélia devait se rétracter, aucune attaque de ce genre ne se pourrait plus, DSK ne serait plus embêter sur sa vie privée et son bon goût pour les femmes. La route de l’Elysée lui serait alors grande ouverte.

Outre le fait d'un retrait de la plainte de la soi-disante Ophélia, d'autres éléments troublants mènent à cette théorie Strauss-Khanienne. Le portable oublié dans la chambre et autres affaires personnelles, puisque DSK aurait appelé de la voiture l'hôtel pour signifier à l'établissement que son chauffeur viendrait les récupérer. Cet oubli qui justifie l'hypothèse d'une fuite précipitée lui servira demain pour sa défense. Les témoignages des clients parlant d'un homme identique à la veille au soir, calme et souriant, mettent en pièce ce départ rapide de l'hôtel. Enfin, le meilleur moyen pour qu'une femme de ménage se retrouve dans la chambre était tout de même de lui ouvrir la porte. Hormis ces détails, on peut se demander si cette dernière n'aurait pas accepté une sorte de contrat en éhange d'argent.

Il n'y a pas que son arrestation dans un avion d'Air France qui intrigue. S'il avait vraiment fait du mal à quelqu'un, il savait parfaitement qu'il ne quitterait pas le pays comme cela. En l'occurrence, il a pris son temps pour que son arrestation se fasse en grande pompe. Et ce cinéma Hollywoodien continue jusqu'à sa sortie du commissariat, en effet, DSK l'a voulu grandiose, devant les caméras du monde entier, alors qu'il avait eu probablement le choix de passer par une porte dérobée.

Un autre coup de génie du favori socialiste, depuis son arrestation, ses amis les plus proches montent au créneau sur les chaînes de télévision et les radios, un scénario idéal qui place au premier plan des médias son entourage, comme pour nous habituer à les voir.

Ceci n’est qu’une hypothèse, mais il faut être honnête, tous les éléments en notre possession vont dans le sens d’un homme rattrapé par ses impulsions chroniques.

 

J'ajouterai ceci, le FMI l'a donc suspendu et réclame sa démission, ce qu'il ne manquera pas de faire, lui laissant ainsi toute liberté pour sa candidature à la primaire PS. machiavélique, me direz-vous, un peu oui ?

 

Mise a jour :

Les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Jospin

Il me paraît indispensable de rappeler les choix qui furent ceux de Strauss-Kahn quand il était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de Jospin :

* la privatisation des banques publiques : le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier de France, le Groupe Caisse d’Epargne. Après le passage de Strauss-Kahn, il n’y a plus de secteur financier public. les autres privatisations. Sous l’impulsion de Strauss-Kahn, le gouvernement Jospin a davantage privatisé que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé : Airbus, France Télécom, Thomson-CSF, Thomson Multimedia, Air France,
* la libéralisation du secteur de l’énergie : Strauss-Kahn, qui défend les négociations de l’OMC, soutient l’adhésion du gouvernement Jospin aux propositions européennes (Barcelone) qui vont permettre ensuite à la droite de privatiser EDF-GDF.
* c’est lui qui met en place le régime des stocks options avec plusieurs mesures favorables à cette manière de rémunérer les hauts-dirigeants d’entreprises
* c’est lui qui lance l’idée de fonds de pension « à la française »
* c’est lui qui pousse Jospin à renier les engagements pris par le PS devant les électeurs, en 1997 : défendre et renforcer les services publics, défendre Renault-Vilvoorde, poser quatre conditions pour le passage à l’euro.

C’est Strauss-Kahn qui, en 1999, a proposé Pascal Lamy pour que celui-ci devienne le Commissaire européen au commerce international (avant de devenir, ensuite, directeur général de l’OMC).

En 2003, Strauss-Kahn déclare à Tribune Juive qu’il se lève chaque matin « en se demandant comment il pourra être utile à Israël. » En 1991, il avait déclaré : ’Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël.’ (Passage)

En 2005, Strauss-Kahn fait campagne pour le « oui » au TCE.

Le directeur général du FMI est fidèle à l’ancien ministre de Jospin. Sous son impulsion, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud.

Sous la pression du monde des affaires et de la finance, les gouvernements ont décidé de ne plus permettre aux pouvoirs publics d’emprunter auprès d’organes publics de crédit, à des taux nettement avantageux. En Europe, c’est devenu la règle depuis le traité de Maastricht. Les Etats sont tenus d’emprunter auprès des banques privées. C’est la principale cause de leur endettement, vu les taux pratiqués.

Ses relations intimes aux banques

La seconde cause d’endettement, c’est le renflouement des banquiers et des spéculaterurs suite à la crise de 2008.

Pour combattre la dette, on ne pose pas de questions sur les causes de celle-ci. On affirme que le seul remède, ce sont des réformes dites « structurelles ». Le FMI de Strauss-Kahn poursuit ainsi 4 objectifs :

diminuer les salaires des fonctionnaires, remplacer les retraites par répartition par un recours aux assurances privées, réduire les investissements dans la santé, l’éducation, la culture vendre les services publics aux firmes transnationales flexibiliser le marché du travail en démantelant le droit du travail, en favorisant les délocalisations et en rendant les licenciements plus faciles augmenter les profits des firmes privées en multipliant les exonérations de cotisations sociales ou d’impôts et en gelant ou en réduisant les salaires.

Ce sont ces politiques que le FMI de Strauss-Kahn impose aux pays du Sud. Avec la complicité de la Commission européenne, il fait de même avec les Etats de l’Union européenne.

Nul ne s’étonnera dès lors qu’il ait très officiellement exprimé son soutien aux « réformes » entamées par Sarkozy.

« On vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans , » déclarait Strauss-Kahn au journal Le Figaro, le 20 mai 2010.

Quelle différence entre Sarkozy et Strauss-Kahn ? Celle qu’on peut trouver entre un Sarkobrun et un Sarkorose. C’est toujours du Sarko.

Il me semble urgent que, dès à présent, les partis à la gauche du PS fassent savoir qu’en tout état de cause, il leur sera impossible de soutenir Strauss-Kahn en 2012. Il ne suffit pas de changer une personne. Il faut changer de politique. Cela va sans dire, me dira-t-on. Mais cela va encore mieux en le disant.

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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