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© photo news

Quand l'homme n'est pas capable de se rendre dans les champs de ruines irradiés autour de Fukushima, il envoie des singes et des sangliers à sa place.

Si les autorités nippones ont réussi à stabiliser la situation de la centrale nucléaire, elles n'ont pas encore attaqué un autre problème de taille: les environs de Fukushima, évacués à la hâte suite au tremblement de terre et au tsunami qui a suivi le 11 mars 2011.

Une catastrophe naturelle qui s'est transformée en pollution monstre. Des forêts, maisons, champs, écoles, entreprises... contaminés, au point qu'aucun homme n'ose s'y aventurer. Une région dévastée et abandonnée que les autorités ont maintenant le devoir d'assainir.

Pour y parvenir, ils ont décidé d'envoyer des singes et des sangliers équipés de dosimètres et de GPS afin d'évaluer les dégâts. "En utilisant des animaux sauvages, nous pourrons recenser les niveaux de radiation des forêts qui représentent 71% de la préfecture de Fukushima et qui ne sont pas facilement accessibles", explique dans "Le Parisien" le vice-président de l'université qui se chargera dans l'étude, Takayuki Takahashi.

Des primates ont déjà été envoyés en octobre dans la région de la ville de Minamisoma, mais le matériel et les mesures n'ont pas pu être récupérés. Aucune explication n'a été donnée concernant l'incapacité à récupérer ces données.

Seule solution
Certes, les animaux seront exposés à de hauts niveaux de radiation, mais vu l'étendue des dégâts et les risques encourus par l'homme, il semble que cette solution soit la seule envisageable en dehors des mesures prises par hélicoptère et avion. Sans oublier que le niveau d'exposition des animaux apportera aussi son lot d'informations.

"Les forêts de la région fournissent bois, eau et nourriture aux populations locales. La contamination au césium menace donc à terme l'agriculture, la pêche, tout comme les zones résidentielles des environs".

Plus de 2.200 échantillons ont été prélevés depuis la catastrophe, dans une zone de 80 km autour de la centrale de Fukushima, cependant ces données ne concernent que des zones accessibles à l'homme.

"Il est indispensable de s'occuper de l'assainissement des forêts car les pluies, en faisant ruisseler la radioactivité, recontaminent à chaque fois les vallées où se trouvent les habitations", explique le président de l'Acro, David Boilley. "Cependant, pas la peine de se montrer trop optimiste, certaines zones sont en effet très contaminées et le resteront pendant des siècles". (ca)

source: 7sur7.be

Tag(s) : #SANTE

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