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La nouvelle fait frémir et l’étude en question est tout aussi controversée. Les crises d’apoplexie, les AVC ou des maladies comme celle de Parkinson causent des dommages irréparables au cerveau. Partant de cela, les scientifiques tentent de trouver des solutions et une des dernières expériences défraye la chronique.

L’expérience en question vise à implanter des puces neurales ayant pour but de remplacer les zones endommagées par une maladie. Les scientifiques déposent donc cette puce sous la peau du crâne des rongeurs, celle-ci est ensuite reliée à des nano-électrodes qui s’enfoncent littéralement dans le cervelet des animaux. Lorsque la puce reçoit un signal interne issu du tronc cérébral, elle l’analyse et retransmet les informations aux centres moteurs du cerveau du rat (Par exemple, il y a une région du cerveau qui contrôle la respiration). Elle agit ainsi comme un intermédiaire bionique et permet au message de poursuivre sa route, ce qui était pourtant physiquement impossible.

Les scientifiques se basent sur la méthode de Pavlov pour tester l’efficacité de ce système futuriste. Les rats sont éduqués et réagissent à différents stimuli. Dans le cas de cette expérience les cobayes ont été soumis à un son et au même moment un souffle d’air arrivait dans leurs yeux. Au final, dès qu’ils entendent le son typique, ils clignent des yeux. Par la suite, ils ont appris à avancer à chaque souffle d’air.

Ce n’est pas sans raison, les rats ayant des dommages au cerveau ont perdu certaines de leurs capacités motrices. Pour qu’ils puissent répondre au stimulus du souffle d’air et ainsi avancer, c’est la puce implantée qui doit prendre le relai pour transmettre l’information et faire réagir les membres.

Matti Mintz, scientifique de l’université de Tel Aviv explique que son équipe est apte à recréer l’architecture de la zone endommagée du cerveau de l’animal. Pour ce faire, ils utilisent l’électronique, ce qui fait de ces rats de véritables cyborgs. La puce mise au point imite les fonctions manquantes du cervelet et montre des signes d’efficacité tangibles sur les rongeurs puisque ceux-ci réussissent à réapprendre à avancer alors que leur cerveau seul en était incapable.

Si l’expérience est une avancée dans le monde scientifique, de nombreuses critiques apparaissent. En l’occurrence, pour de multiples associations, le droit des animaux est bafoué. Les problèmes éthiques sont évidents pour Jan Creamer, PDG de la National Anti-Vivisection Society au Royaume-Uni. Il déclare que ce type de recherches soulève de gros débats déontologiques de par l’utilisation d’animaux dont la vie est gaspillée pour des expériences douteuses et par égoïsme.

[Gizmodo]

Tag(s) : #SCIENCES - TECHNOLOGIE

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