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Le 20 octobre prochain, la première fusée Soyouz décollera du Centre spatial guyanais de Kourou, depuis un nouvel ensemble de lancement à 13 km au nord-ouest de la zone de lancement d’Ariane 5. Pour ce premier vol, le lanceur emporte les deux premiers satellites Galileo. Il sera suivi d’un second lancement, vraisemblablement en décembre.

 

Les préparatifs vont bon train pour préparer la première fusée russe Soyouz à son lancement depuis la Guyane française. Ce Soyouz ST-B, la plus puissante des deux configurations de la version Soyouz ST exploitée par Arianespace depuis le CSG, est entièrement assemblé dans son bâtiment d’intégration (MIK).

 

Il doit lancer les deux premiers satellites du système européen Galileo. Ils seront déployés à 23.222 kilomètres d’altitude et rejoints en orbite par deux autres satellites qui seront lancés en 2012. Ensemble, ils formeront le noyau opérationnel de l'ensemble de satellites de navigation Galileo afin de démontrer sa bonne conception avant le lancement des 26 autres satellites destinés à former la constellation par une flotte de lanceurs Soyouz et Ariane 5.



Préparation d'un des quatre boosters du lanceur. Accolés au corps central, ils forment le premier étage du Soyouz. © Esa/S. Corvaja 2011

 

Prêts pour le 20 octobre

 

Pour l'instant, tout indique que les équipes au sol devraient tenir la date du lancement, fixée au 20 octobre. Le lanceur est actuellement en position horizontale. D’ici quelques jours, il sera transféré en zone de lancement et redressé à la verticale avant de recevoir sa charge utile hissée à l’intérieur du portique.

 

Livré à Arianespace en avril 2011, cet ensemble de lancement, dont la construction a débuté en décembre 2005, avec les premiers travaux de terrassement, diffère de ses homologues de Baïkonour et Plessetsk. Il est en effet adapté aux normes françaises et aux spécificités du Centre spatial guyanais. L'installation des charges utiles s'effectue sur le lanceur en position verticale, alors qu'au Kazakhstan et en Russie la fusée est assemblée en position horizontale, une pratique habituelle depuis les débuts de l'astronautique soviétique. En Guyane, il a fallu construire un portique mobile qui assure également la protection des satellites et du lanceur de l’environnement tropical humide.

 

Ce lanceur est composé de quatre étages. Le premier comprend les quatre boosters accolés à l’étage central, qui constitue le deuxième. Viennent ensuite le troisième étage, emportant le nouveau système de contrôle numérique, censé améliorer la précision de la trajectoire, et enfin l’étage supérieur Fregat sur lequel sont installées les charges utiles. Cet étage est une sorte de véhicule orbital autonome capable d’accéder à différentes orbites.


Source: flashespace.com

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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