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abattoir_agneau_214

 

Une douzaine d’états américains ont proposé ou adopté des lois criminalisant la dénonciation, quelle soit faite par vidéo ou photo, des actes de maltraitance animale dans les élevages et abattoirs. C’est ce que nous apprend Le Monde.fr. Voici les principaux points « aberrants » qu’il faut retenir :

 

 

 

 

Que proposent la plupart des projets de loi, surnommées « agriculture bâillonnée » (« ag-gag » en anglais) ? :

Interdire de filmer ou de prendre des photos secrètement au sein de fermes d’élevage. Il faudra afficher obligatoirement des liens avec des groupes de défense des animaux pour postuler pour un emploi dans l’un de ces établissements. Pourtant c’est grâce à ces preuves prises en caméra caché que l’on peut découvrir les conditions d’élevages des poules pondeuses élevées en batteries par exemple ou encore des porcelets lancés comme de vulgaires chaussettes.

 

 

Que risque-t-on ?

Ce délit est punissable d’un an d’emprisonnement et de 1 500 dollars d’amende en Utah. Les ONG doivent livrer leurs livrer les vidéos dénonçant des abus aux autorités dans les 24 ou 48 heures qui suivent leur réalisation. Mais le pire est que le plus extrême de ces textes, en Arkansas, va même jusqu’à proposer d’interdire à quiconque d’autre que les autorités d’enquêter sur les animaux.


Elles concernent qui ?

Elles sont différentes selon les États. Elles punissent les militants qui prennent des photos et des films, mais aussi les médias et les organisations de défense des droits des animaux qui diffusent les documents.


Dans quels États vont-elles être appliquées ?

Elles ont déjà été votées dans l’Iowa, l’Utah et le Missouri. Elles sont actuellement débattues dans les États de l’Arkansas, la Californie, l’Indiana, le Nebraska, la Pennsylvanie, le Tennessee et le Vermont. Dans le New Hampshire, le Nouveau-Mexique et le Wyoming, leur examen a été reporté : les défenseurs des droits des animaux et les organismes qui veillent sur la sûreté sanitaire, sont prêts à se battre pour qu’elles ne passent pas.


Double peine, pour les animaux qui vont encore faire les frais de la cruauté humaine, mais aussi pour les humains.  

Ne se dirige-t-on pas à nouveau vers la dictature de l’agrobusiness ?

 

source

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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