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Vue aérienne des terres inondées dans le département d'Escuintla, au sud de la capitale du Guatemala, le 15 octobre 2011.

Vue aérienne des terres inondées dans le département d'Escuintla, au sud de la capitale du Guatemala, le 15 octobre 2011.
AFP PHOTO/Johan ORDONEZ



Par RFI

Depuis plusieurs jours, une dépression atmosphérique chasse l’autre en Amérique centrale. L’ouragan déclassé en tempête tropicale Jova, a frappé dès mardi la côte Pacifique du Mexique laissant la place le lendemain à un autre système dépressionnaire qui stationne depuis au-dessus de plusieurs pays de la région occasionnant de fortes pluies sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés. On déplore déjà plus de 70 morts.

Les pluies ne laissent aucun répit aux habitants du Guatemala, le pays le plus fortement touché par les intempéries qui sévissent en Amérique centrale. Plus de 28 morts ont déjà été recensés alors que 2 personnes sont portées disparues et que près de 100 000 personnes sont affectées par les pluies incessantes. Une catastrophe pour le Guatemala, signale notre correspondant régional, Patrice Gouy : 15 % de la population, soit environ 2 millions de personnes, vit déjà dans une pauvreté extrême. Les paysans, qui vivent en autosubsistance, ont perdu leurs récoltes de maïs et de haricots noirs.

Quatre hélicoptères ont été mis à disposition par les Etats-Unis afin de mettre en place un pont aérien vers les communes les plus isolées. Et depuis Caracas, le président du Venezuela, Hugo Chavez, a aussi ordonné une aide d'urgence aux pays concernés par les intempéries.

Alerte maximale

Tout comme le Honduras où on dénombre 12 décès et le Salvador plus d'une trentaine, où des milliers de personnes ont été évacuées sous la menace de crues, le Guatemala maintient un niveau d’alerte maximal et le président Alvaro Colom a demandé à la population d’éviter de circuler à cause des risques de glissements de terrain.

Au Nicaragua le bilan des victimes s’élève à huit morts et, selon le journal El Universal, il serait de dix au Mexique où de nombreux secteurs sont sans eau ni électricité. Samedi 15 octobre 2011, les autorités mexicaines ont lancé des alertes à la population les prévenant que de fortes pluies étaient encore attendues dans les prochaines 72 heures dans l’Etat de Veracruz, dans l’est de l’Etat d’Oaxaca, au Chiapas, Tabasco et dans la péninsule du Yucatan.

250 000 sinistrés

Depuis mercredi, le 12 octobre, il est tombé en certains endroits l’équivalent de deux à trois mois de précipitations en l’espace de 48 heures. Et, selon les spécialistes de la météo, la situation n’est pas près de s’améliorer sauf au Nicaragua, au Salvador et au Costa Rica. Autre motif d’inquiétude, ces fortes pluies viennent s’ajouter à celles particulièrement abondantes qui sont tombées déjà depuis le début du mois de septembre. Des terres gorgées d’eau, des reliefs marqués, des cours d’eau en fortes crues, toutes les conditions sont réunies avertissent les spécialistes pour que le pire survienne.

Au cinquième jour des intempéries on estime qu’au moins 250 000 personnes ont été sinistrées dans la région et les météorologistes constatent que le sud du Mexique et l’Amérique centrale font face actuellement à des situations similaires aux ouragans Mitch et Stan qui avaient dévasté la région en 1998 et 2005.

Et Patrice Gouy souligne que les rapports climatiques de l’ONU ne sont pas optimistes : ils annoncent que les pays d’Amérique centrale sont particulièrement sensibles au changement climatique et que ce phénomène va s’accentuer dans les prochaines années avec des pertes économiques qui pourraient atteindre 10 % du Produit intérieur brut.


Source: rfi.fr

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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