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Drapeaux devant le Parlement européen à Strasbourg en avril 2008.

Drapeaux devant le Parlement européen à Strasbourg en avril 2008.
KAISER ANDREE/SIPA

Bruxelles (awp/afp) - Du plus noir au moins défavorable: les scénarios possibles pour la Grèce et la zone euro dans la perspective du référendum sur le sauvetage du pays.

 

 

- DÉFAUT DE PAIEMENT DÉSORDONNÉ ET ABANDON DE L'EURO

 

 

Longtemps tabou, ce scénario n'est plus exclu alors que les Grecs doivent se prononcer sur le sauvetage du pays et implicitement sur leur maintien au sein de la zone euro. Las des cures d'austérité, ils pourraient dire "non" et leur pays se retrouver en cessation de paiement.

 

 

Une faillite sans négociation préalable avec les banques créancières (dite "faillite désordonnée") --comme ce fut le cas pour l'Argentine qui a imposé une réduction de 75% de sa dette-- serait lourde de conséquences pour la Grèce et pour la zone euro, avec un risque de contagion à d'autres économies jugées fragiles (Espagne, Italie, Belgique, voire France) et un net affaiblissement de la monnaie commune par rapport au dollar.

 

 

Dans pareil cas, la Grèce quitterait très probablement l'Union monétaire, même si cette disposition n'est pas prévue dans les traités.

 

 

Pour les Grecs, le prix à payer serait considérable car ils se retrouveraient avec une monnaie dévaluée et une poussée de l'inflation. A terme, cela signifie plus de chômage et le risque d'être entraîné dans une nouvelle récession.

 

 

Pour la zone euro, cela pourrait être le début du démantèlement si d'autres pays choisissaient de suivre l'exemple de la Grèce.

 

 

- DÉFAUT DE PAIEMENT SANS SORTIE DE LA ZONE EURO

 

 

Les Grecs pourraient tenter de renégocier un plan d'aide qui lui soit moins défavorable, même si cette option est totalement écartée au sein de la zone euro. La restructuration de la dette grecque pourrait être moins violente pour le secteur public grec, qui détient massivement des titres de dette du pays.

 

 

Or, le plan de sauvetage remanié la semaine passée par les dirigeants de l'Union monétaire prévoit que toutes les banques créancières du pays, grecques comme étrangères, subissent 50% de pertes sur la dette hellène qu'elles possèdent.

 

 

Dans pareil cas, "les Européens mutualiseraient le reste de l'effacement de la dette", suggère Christian Parisot, économiste chez Aurel.

 

 

Difficile à accepter au niveau de l'opinion publique européenne, cette solution pourrait éviter à la Grèce de sortir de la zone euro ou, sur le modèle du Kosovo, lui permettre de garder l'euro tout en ne faisant plus partie des 17, une manière de ne pas être pénalisée par l'usage d'une monnaie fortement dévaluée.

 

 

- EXÉCUTION DES PLANS DE SAUVETAGE

 

 

C'est le scénario qui perd le plus en crédibilité avec les incertitudes liées au référendum: les différents plans de sauvetage et d'austérité seraient mis en oeuvre comme prévu, le gouvernement grec réussirait à stabiliser l'économie au fil des années.

 

 

Plusieurs députés grecs réclament la formation d'un gouvernement d'unité nationale afin de garantir l'exécution du plan de sauvetage qui a été remanié lors du sommet de la zone euro du 26 octobre. Ce plan prévoit notamment un effacement de la moitié de la dette grecque détenue par les banques, soit 100 milliards d'euros.

 

 

Mais restent de nombreuses incertitudes politiques. Il faut au préalable obtenir le feu vert de l'opposition qui ambitionne de renégocier les termes des plans d'aide, si elle arrivait au pouvoir.

 

 

rp

 

Lu sur: Romandie News

Tag(s) : #Crise de l'Euro

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