Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog



Le ton est monté vendredi pendant une réunion à huit clos du Conseil de sécurité entre le président de séance Vitaly Churkin et Gérard Araud. Les ambassadeurs russe et français se sont violemment accrochés sur un point de procédure avec un "niveau d'hostilité rarissime" selon un témoin de la scène. "Tout le monde regardait ses chaussures", raconte un autre participant.

La diplomatie est une affaire très humaine. Les débats houleux et les coups de menton des ambassadeurs ne sont pas exceptionnels dans l'enceinte de l'ONU, mais cet incident révèle un climat très tendu au Conseil de sécurité. Les pays occidentaux, France en tête, ont bataillé pour obtenir que la Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, soit entendu par le Conseil sur la situation en Syrie. Cette proposition a irrité la Russie qui tente de tenir la question syrienne aussi éloignée que possible du Conseil de sécurité. Vitaly Churkin qui préside le Conseil pour le mois de décembre aura donc voulu marquer son autorité sur les débats.

Aprés plus de deux heures de discussions, le briefing a finalement été ajouté à l'agenda pour lundi 15h, à la condition que Navi Pillay ne limite pas son intervention à la Syrie et parle également de la situation dans les Territoires palestiniens. "Il est faux de dire que nous étions opposé à la venue de Navi Pillay, s'est offusqué Vitaly Churkin devant la presse. Nous voulons qu'elle parle aussi des droits de l'homme pour les Palestiniens".

Se poser en champion de la cause palestinienne est une façon commode de noyer le poisson syrien dans l'océan de violations des droits de l'homme dans le monde arabe. Depuis le début de la crise syrienne, la question palestinienne est régulièrement invoquée par l'ambassadeur syrien, Bashar Al-Jaafari pour dénoncer la politique de deux poids deux mesures des Occidentaux quand il s'agit du Moyen-Orient.

Tag(s) : #ACTUALITES

Partager cet article