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mais pas dans 20 ans ....

 

Un champ victime de la sécheresse dans la province chinoise du Shandong, le 30 janvier 2011. Un champ victime de la sécheresse dans la province chinoise du Shandong, le 30 janvier 2011. | REUTERS/STRINGER SHANGHAI

 

Avec le changement climatique et la multiplication des événements extrêmes qui l'accompagnent (sécheresses, inondations et ouragans), les prix des aliments de base pourraient doubler dans les vingt prochaines années (par rapport à 2010), prévient l'organisation Oxfam dans un rapport publié mercredi 5 septembre 2012.

Oxfam juge que les effets du réchauffement sont "sous-estimés" car "les changements à évolution lente des températures moyennes et des schémas de précipitations", globalement défavorables à l'agriculture, se doubleront de "pertes de cultures causées par des événements météorologiques extrêmes, plus fréquents et plus intenses".

LE PRIX DU MAÏS POURRAIT GRIMPER DE 140 %

En 2030, estime l'ONG, le risque accru de sécheresse, semblable à celle qui sévit depuis juin notamment aux Etats-Unis – la plus grave depuis un demi-siècle – pourrait ainsi faire grimper le prix du maïs de "140 % par rapport au prix moyen des denrées alimentaires" à cette date. "Cette hausse s'ajoutera à la hausse déjà inévitable des prix des denrées alimentaires envisagée avec le changement climatique", a insisté Clara Jamart, responsable des questions d'agriculture et d'alimentation d'Oxfam.

Lire :  La sécheresse fait flamber les prix alimentaires

En Afrique australe, "sécheresses et inondations pourraient faire augmenter de 120 % le prix à la consommation du maïs et d'autres céréales secondaires", montre encore l'étude. Rapporté au prix actuel, le sac de 25 kilos de farine de maïs (ration minimale d'une famille pour deux semaines) passerait de 18 à 40 dollars.

L'étude – "La Terre se réchauffe, les prix flambent" (titre original : "Extreme Weather, Extreme Prices") – se fonde sur les travaux de l'Institute of Development Studies de l'université du Sussex (Grande-Bretagne) effectués pour le compte d'Oxfam.

 

Les chercheurs ont modélisé des scénarios d'événements extrêmes.

 

Les chercheurs ont modélisé les scénarios d'événements extrêmes sur l'Afrique sub-saharienne et chacune des principales régions exportatrices du monde pour le riz, le maïs et le blé, afin d'estimer l'impact possible en 2030 sur les prix à l'export et les marchés intérieurs. À l'exportation, les prix du maïs augmenteraient de 177 %, ceux du blé de 120 %, ceux du riz raffiné de 107 %.

LES PLUS PAUVRES PAIERONT LE PRIX FORT

En outre, "la modélisation suggère qu'un ou plusieurs événements climatiques extrêmes survenus en une seule année pourraient donner lieu à des flambées des prix d'une ampleur comparable à vingt années de hausse des prix sur le long terme", relèvent les auteurs. Ce sont "les populations les plus pauvres qui paieront cette flambée au prix fort : quand un ménage français consacre en moyenne 15 % de son budget à se nourrir, au Sahel cette part peut aller jusqu'à 50 ou 75 %", relève Clara Jamart.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, mandaté par l'ONU) prévoit une augmentation des températures de 2,5 °C à 5 °C d'ici à la fin du siècle, accompagnée d'"événements climatiques extrêmes sans précédent". En dépit de ses engagements, la communauté internationale ne parvient pas à juguler les émissions de CO2, responsables du réchauffement de l'atmosphère. source

Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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