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Ces politiques sont minables !

Mais c’est vrai que s’attaquer à Sarkozy, c’est comme s’attaquer à la mafia !!!


Henri Guaino, à l'Assemblée.

Henri Guaino, à l'Assemblée. Crédits photo : MARTIN BUREAU/AFP

Dans une lettre ouverte au procureur de la République, des élus UMP se joignent aux accusations du député des Yvelines, qui a estimé que le magistrat «a déshonoré la justice» en mettant Nicolas Sarkozy en examen.

 

Henri Guaino veut montrer qu'il n'est pas seul dans son combat contre le juge Gentil. Poursuivi par l'Union syndicale des magistrats (USM) après ses propos contre le juge bordelais, qui a mis en examen Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt, le député des Yvelines a reçu le soutien d'une centaine de parlementaires UMP. Dans une lettre ouverte au procureur de Paris, ils s'étonnent de la décision du parquet d'ouvrir une enquête préliminaire sur les propos de Guaino. Mieux, ils reprennent à leur compte les attaques de leur collègue député.

«Comme lui, nous affirmons que le juge (…) “a déshonoré un homme, a déshonoré les institutions et a déshonoré la justice”» en plaçant Nicolas Sarkozy en examen, écrivent les 105 parlementaires. Cette phrase, Henri Guaino l'avait prononcée le 22 mars, au lendemain de la confrontation entre le juge Gentil et l'ancien chef de l'État. Pendant près d'une semaine, il avait fait la tournée des médias pour dénoncer une «décision grotesque», «irresponsable», une «salissure pour la France». Ces attaques répétées n'avaient pas été du goût de l'USM, qui avait décidé de porter plainte contre l'ex-conseiller du président de la République, au motif que ses propos constitueraient un délit d'outrage à magistrat.

«Personne ne doit pouvoir échapper à la critique»

Aujourd'hui, le député UMP ne les renie pas, bien au contraire. «Ce que j'ai dit est certes violent, mais c'est mon opinion, et jusqu'à nouvel ordre, le délit d'opinion n'existe pas. Sinon, on est plus en République», explique-t-il. Pour lui, l'enquête diligentée par le parquet à son encontre pose un «problème de principe» touchant à la liberté d'expression des parlementaires et au pouvoir des juges. «Personne ne doit pouvoir échapper à la critique», martèle-t-il.

Le voilà rejoint dans sa croisade par une bonne moitié du groupe UMP à l'Assemblée. Parmi les signataires figurent Jean-François Copé et ses principaux soutiens, comme Christian Jacob, Michèle Tabarot ou Claude Goasguen. D'autres poids lourds du parti, comme Xavier Bertrand ou Benoist Apparu, font également partie des signataires. Les fillonistes, eux, sont moins nombreux, à l'exception notable de Laurent Wauquiez. L'ancien premier ministre a expliqué sur son blog avoir été «choqué» par la décision du juge Gentil, tout en assurant qu'il n'aurait «pas utilisé les mêmes mots» qu'Henri Guaino. «Nous faisons nôtres tous (c) es propos», écrivent pour leur part les signataires. Quitte à s'exposer eux-mêmes à des poursuites judiciaires: «Nous entendons assumer toutes les conséquences», ajoutent-ils.

Le délit d'outrage passible de six mois de prison

De quoi ralentir la procédure engagée contre Henri Guaino? Le député estime désormais que s'il est poursuivi, ses collègues devront l'être aussi. Ce qui n'est pas l'avis de l'USM. «Juridiquement, le délit d'outrage est constaté à partir d'un comportement individuel. Seule la personne qui a prononcé les propos incriminés peut être poursuivie», assure Christophe Régnard, président du syndicat.

L'enquête ouverte par le parquet pourrait amener Henri Guaino à être entendu par la brigade de répression de la délinquance sur la personne, en charge de l'affaire. Il pourrait ensuite être renvoyé devant la justice. Le délit d'outrage à agent public qui lui est reproché est passible de six mois de prison et de 7 500 euros d'amende.  source

 

 

Tag(s) : #ACTUALITES

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