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 Le Kurde irakien Shawan Sadek Saeed Bujak avec son avocat

Le Kurde irakien Shawan Sadek Saeed Bujak avec son avocat © AFP/Stian Lysberg Solum

 

 

Deux hommes accusés d'avoir préparé en lien avec Al-Qaïda un attentat contre le journal Jyllands-Posten, qui avait publié les caricatures controversées de Mahomet en 2005, ont été condamnés par le tribunal d'Oslo, en Norvège.

Mikael Davud, Norvégien d'origine ouïghoure, a été condamné à sept ans de prison tandis que son complice, le Kurde irakien Shawan Sadek Saeed Bujak, a écopé de trois ans et demi de prison.

C'est la première fois que la justice norvégienne prononce une condamnation pour « complot en vue de commettre un acte terroriste ».

Les deux hommes ont été reconnus coupables d'avoir projeté une attaque à l'explosif contre le siège du quotidien danois.

Un troisième suspect, l'Ouzbek David Jakobsen, 33 ans, a été acquitté des accusations les plus graves, mais a été condamné à quatre mois de prison pour avoir aidé ses coaccusés à se procurer des composants nécessaires à la fabrication d'explosifs.

La publication en 2005 des caricatures représentant le prophète Mahomet avait provoqué une vague d'indignation sans précédent dans le monde musulman.

Selon le service norvégien de renseignement intérieur (PST) qui avait placé Mikael Davud sous étroite surveillance, Al-Qaïda l'a notamment formé à la confection et au maniement d'explosifs dans un camp au Pakistan.

Issu d'une minorité opprimée en Chine, Davud reconnaît avoir planifié une attaque, mais affirme qu'elle visait des intérêts chinois en Norvège, et non le quotidien Jyllands-Posten.

Il dit avoir agi à des fins purement personnelles et avoir manipulé les deux autres pour qu'ils l'aident, à leur insu, à se procurer des produits chimiques, notamment du peroxyde d'hydrogène, en vue de fabriquer une bombe.

Âgé de 39 ans, Bujak, lui, admettait avoir évoqué avec Davud la possibilité d'une action punitive contre Jyllands-Posten et Kurt Westergaard, auteur d'une des caricatures, tout en affirmant qu'il ne s'agissait que de vagues propos ne tombant pas sous le coup de la loi.  SOURCE

Tag(s) : #ACTUALITES

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