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Pour repérer les déséquilibres macroéconomiques entre les Etats membres, la Commission élargit son champ de vision.

La Commission européenne souhaite de plus en plus renforcer la surveillance des Etats membres sur la nouvelle base élargie de critères adoptée l'an dernier dans le cadre des nouvelles règles de gouvernance. Alors que Bruxelles parle de plus en plus d'ajuster ses recommandations pays par pays, y compris en ce qui concerne les objectifs de déficit budgétaire et d'endettement public, elle dispose désormais d'une liste d'indicateurs clairement définis par son bras statistique Eurostat pour repérer les « déséquilibres macroéconomiques ». Le nouveau tableau de bord contient 11 indicateurs bien définis (voir ci contre), afin de mesurer la perte de compétitivité. Autant d'outils destinés à alerter sur la divergence croissante de performance économique entre Etats. Le taux de chômage fait évidemment partie du tableau de bord. Fort de ces indicateurs, les économistes qui militent pour moins d'austérité et un objectif budgétaire plus souple que les 3 % du produit intérieur brut (PIB ) prôné par la Commission, espèrent élargir peu à peu la vision trop comptable de l'institution.

14 pays épinglés

Hier, dans un nouveau rapport sur les déséquilibres macroéconomiques, la Commission européenne a épinglé 14 pays de l'Union européenne parmi lesquels figurent la France, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, mais aussi le Royaume-Uni. Pour la première fois, les Pays-Bas et Malte ont été inclus dans la liste.

Pour la France, la Commission relève que ses parts de marché à l'exportation continuent de se détériorer, que le coût unitaire du travail et le chômage devrait continuer d'augmenter, et que les profits des entreprises françaises diminuent, pesant sur leurs investissements et leur capacité d'innovation. Les Néerlandais, eux, ont l'un des taux d'endettement immobilier (au dessus de 110 % du PIB en 2011) parmi les plus élevés de l'Union. Pour Malte, Bruxelles pointe « les risques potentiels liés à un système financier extrêmement important et à la forte exposition des banques aux marchés de l'immobilier conjuguée à un endettement du secteur privé élevé ».

Anne Bauer, Les Echos
Bureau de Bruxelles

 

Le nouveau tableau de bord :

Le solde du compte des opérations courantes.
La position extérieure nette.
Le taux de change effectif réel.
La part dans les exportations mondiales .
Le coût salarial unitaire nominal.
L'évolution des prix de l'immobilier.
Les flux de crédit au secteur privé.
La dette du secteur privé.
La dette du secteur des administrations publiques.
Le taux de chômage.
Le total des engagements du secteur financier.

Tag(s) : #EUROPE

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