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PARIS - A moins de sept mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy tentera de redorer son blason vert, en évoquant, mardi dans le Gard, l'épineux dossier du gaz de schiste, que le gouvernement a désamorcé en annonçant l'abrogation des permis exclusifs de recherche de cet hydrocarbure.

Le gaz de schiste et sa technique d'extraction par fracturation hydraulique - la seule connue à ce jour - suscite la colère de l'opposition socialiste, écologiste et de riverains fortement mobilisés en raison des dégâts qu'elle provoque dans les nappes phréatiques.

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui accompagnera le chef de l'Etat dans le Gard, comme son collègue Frédéric Mitterrand (Culture), a annoncé lundi l'abrogation des trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France accordés au printemps 2010, deux à la compagnie américaine Schuepbach et le troisième à Total.

Le président de la République devrait toutefois revenir très peu sur cette question lors de l'allocution qu'il prononcera, à 12H30 à Alès, selon l'Elysée. Ce sera plus un discours identitaire qu'un discours sur l'environnement, précise-t-on dans son entourage.

La raison officielle de son déplacement dans le Gard est en effet l'inscription des Causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l'Unesco en juin dernier, en raison de sa pratique de lagropastoralisme (notamment l'élevage non intensif des brebis, permettant la fabrication de roquefort).

Le président va également profiter de ce voyage dans une région longtemps ancrée dans le protestantisme, pour parler des protestants français (plus d'un million de personnes, selon le site de la Fédération protestante de France).

Auparavant, il aura été visiter le Musée du Désert, qui fête cette année son 100e anniversaire et retrace l'histoire du protestantisme français et cévenol en particulier, ainsi que le site de l'Assemblée du Désert, grand rassemblement protestant organisé chaque année le premier dimanche de septembre sur les terrains du musée.

Il n'empêche, revenir - même brièvement - sur le dossier explosif du gaz de schiste peut lui permettre de rehausser l'image d'écologiste qu'il avait voulu se donner au travers son Grenelle de l'environnement mais qui avait été ternie par son renoncement à une taxe carbone, en mars 2010, au lendemain du revers électoral de la droite aux élections régionales.

Désamorcer un tel dossier permet également de couper l'herbe sous les pieds des députés socialistes et Europe Ecologie-Les Verts qui s'apprêtent, jeudi, à présenter une proposition de loi visant à interdire purement et simplement l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Autre avantage non négligeable, à quelques mois d'une présidentielle qui s'annonce délicate pour le président: cette décision ne peut que plaire à Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical et ancien ministre de l'Ecologie de M. Sarkozy, qui vient de renoncer à se présenter en 2012, au grand soulagement de l'UMP.


(©AFP / 03 octobre 2011 19h33)

 

 

 

Total "très surpris" par l'abrogation de son permis.

 

Le géant français Total s'est dit lundi "très surpris" par l'abrogation annoncée de son permis d'exploration des gaz de schiste dans le sud de la France et demandé des explications "pour comprendre sur quelles bases légales" a lieu cette annulation. "Nous sommes très surpris d'apprendre par voie de presse que le gouvernement aurait décidé d'abroger le permis d'exploration de Montélimar sans que Total à qui ce permis avait été attribué en ait été lui même informé", a déclaré une porte-parole.

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Tag(s) : #Présidentielles 2012

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