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Un homme brandit une arme devant le consulat américain de Benghazi en flammes, le 11 septembre 2012 en Libye.

Un homme brandit une arme devant le consulat américain de Benghazi en flammes, le 11 septembre 2012 en Libye. Crédits photo : STR/AFP

Une vingtaine d'agents secrets se trouvaient dans la deuxième ville de Libye au moment de l'attaque du 11 septembre 2012. Plusieurs médias s'interrogent sur l'objet de leur mission.


Tandis que la planète républicaine continue d'agiter le chiffon rouge de Benghazi, dénonçant «les mensonges» d'Obama et appelant à la constitution d'un comité ad hoc chargé d'enquêter plus avant, un certain nombre de médias américains affirment que l'opposition se trompe de cible. Pour espérer comprendre un jour les violentes attaques du 11 septembre 2012 en Libye et les circonstances encore très mystérieuses de la mort de l'ambassadeur américain Chris Stevens ainsi que de trois membres de son équipe, il faut, disent-ils, mettre le projecteur sur l'acteur occulté mais central de la crise: la CIA. «L'agence centrale de renseignement est l'éléphant que personne ne veut voir, gros, pataud et se heurtant à tout ce qui l'entoure, même si tout le monde essaie de ne pas en parler», affirme par exemple Christopher Dickey dans le journal Daily Beast . «La CIA a mal lu les dangers de sécurité à Benghazi et a fortement contribué à la confusion qui a suivi», poursuit-il, mettant en cause l'ancien directeur de la CIA David Petraeus, jusqu'ici passé entre les gouttes.

«Il est temps de discuter l'opération secrète de la CIA qui est au cœur du scandale de Benghazi», renchérissent Michael Kelley et Geoffrey Ingersoll, dans le journal en ligne Business Insider. CNN est du même avis: «Le public a besoin d'en savoir plus sur le rôle de l'agence, affirme Jake Tapper. Cela ne diminue en rien les questions concernant l'obstination de la Maison-Blanche à sous-estimer cette attaque terroriste. Mais le rôle de la CIA, ses échecs clairs en matière de renseignement et son obstination à défendre la théorie de la vidéo antimusulmane comme déclencheur de l'attaque, exigent d'être scrutés davantage.»

Pour les journalistes, si la CIA est épargnée par la virulence des républicains comme des démocrates, c'est parce qu'elle menait une mission délicate, que personne ne veut dévoiler.

La première chose que soulignent les journalistes sur la base de sources internes à l'administration ou d'informations recueillies lors des auditions confidentielles du Congrès, c'est que les termes de «mission diplomatique» et de «consulat», utilisés depuis septembre pour désigner les bâtiments américains attaqués en septembre à Benghazi par des milices islamistes extrémistes, ont camouflé le fait que cette mission était avant tout une opération de la CIA, sous couverture diplomatique. Selon Business Insider, cette opération ultrasecrète, qui mobilisait au moins deux douzaines d'agents, dans une annexe située à près de deux kilomètres du bâtiment officiel de la représentation américaine, a été pour la première fois mentionnée en octobre, lors d'une audition, par Charlene Lamb, une responsable du bureau de la sécurité diplomatique du Département d'État. Elle a été ensuite confirmée par une source officielle au Wall Street Journal en novembre. Ce qui pose une question évidente: pourquoi, avec une représentation aussi substantielle, la CIA a-t-elle été incapable de voir venir l'attaque et pourquoi n'est-elle pas sommée de s'expliquer sur ce point? Pourquoi, enfin, dans le contexte troublé de l'époque, avec des attaques en série contre des locaux diplomatiques, l'ambassadeur Stevens a-t-il jugé bon de se rendre à Benghazi à la date, symbolique et donc dangereuse, du 11 septembre?

L'agence avait pour mission de freiner les infiltrations d'extrémistes

Les journalistes de Business Insider et de Daily Beast ont leur interprétation. Pour eux, si la CIA est épargnée par la virulence des républicains comme des démocrates, c'est parce qu'elle menait une mission délicate, que personne ne veut dévoiler. On sait que l'agence avait pour mission de contrer le danger terroriste, en freinant les infiltrations d'extrémistes qui fondaient sur le pays livré au chaos. De l'aveu d'Hillary Clinton, la CIA était chargée de récupérer les milliers d'armes pillées par les milices rebelles libyennes dans les arsenaux de Kadhafi pendant la guerre, et notamment des missiles antiaériens sol-air.

Mais Business Insider se demande également si l'agence n'était pas impliquée, au moment du drame, dans la fourniture de missiles SAM-7 à la rébellion syrienne, à partir de Benghazi. Le journal en ligne affirme que le nouveau gouvernement libyen pourrait avoir été le chef d'orchestre de la livraison de 400 tonnes d'armes, dont des missiles antiaériens, à la Syrie, à travers un port du sud de la Turquie. Cet accord aurait été négocié par Abdelhakim Belhadj, principal contact de Chris Stevens au sein de la rébellion libyenne, pendant la guerre de 2011. Dans ce contexte, suppute Business insider, la présence de l'ambassadeur américain pourrait avoir été liée à la facilitation de ces transferts, et non à l'inauguration d'un bâtiment culturel, contrairement à la version officielle. Une hypothèse qui susciterait un tremblement de terre géopolitique, si elle devait être étayée. L'Administration Obama est officiellement opposée à toute fourniture d'armes aux rebelles syriens.

source

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Tag(s) : #USA

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