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Les normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires en Europe et au Japon:
un nombre calculé de morts par irradiation.

http://www.strahlentelex.de/calcule-de-morts.pdf

 

(...)

 

La Commission internationale de protection radiologique (CIPR) a été fondée par des organisations de lobyying représentant les utilisateurs de rayonnements ionisants dans le domaine médical et l'industrie nucléaire. Mais ses recommandations sont respectées par les pouvoirs publics.

 

La CIPR a souligné à plusieurs reprises que l'on devait autoriser l'exposition des hommes aux radiations pour pouvoir profiter des « avantages économiques et sociaux » de l'industrie nucléaire. Elle a aussi déclaré qu'en respectant les doses recommandées, on ne devrait que rarement s'attendre à constater des effets héréditaires graves et des cas de cancers mortels radio-induits et que ceux-ci ne pourraient en tout cas pas être facilement identifiés en raison de la « variabilité naturelle » de leurs formes non radio-induites. Les effets les plus courants seraient des mutations légères dans la descendance et un état de santé globalement mauvais. Ces effets pourraient être constatés à l'aide d'examens épidémiologiques.

 

Les pouvoirs publics n'ont à aucun moment cherché à documenter correctement ces effets plus subtils sur l'état de santé de leurs populations.

 

Rosalie Bertell, scientifique canadienne et lauréate du Prix Nobel alternatif, constatait dès 1985 dans son livre « Pas de danger immédiat ? » : « on a donné l'impression à la population que l'exposition aux rayonnements ionisants n'entraînait qu'un faible risque de mourir du cancer et qu'il y avait plus de chances d'y échapper que d'échapper à un accident de voiture. La probabilité qu'apparaissent des maladies cardiaques, du diabète, de l'arthrite ou des allergies graves n'est jamais évoquée, alors que ces maladies entraînent toujours une dégradation durable de l'état de santé.

 

La plupart des gens ne savent absolument pas que les rayonnements ionisants aussi peuvent provoquer des avortements spontanés, des mortinaissances, la mort d'enfants en bas âge, de l'asthme, des allergies graves et un affaiblissement du système immunitaire, ainsi que des leucémies, des tumeurs, des malformations congénitales ou bien un handicap physique ou mental des enfants. La plupart de ces tragédies touchent directement des individus ou une famille, mais seulement indirectement la société.

 

C'est encore totalement vrai aujourd'hui, puisque les calculs de doses ne prennent par exemple pas du tout en compte le vieillissement prématuré induit par les rayonnements ionisants. Les décisions sur les risques et les avantages des rayonnements ionisants, c'est-à-dire la comparaison entre les « effets sur la santé » et les « avantages économiques et sociaux », reposent plus sur une analyse des risques et des avantages pour la société représentée par les gouvernements que sur celle du prix payé par les individus et les familles.

 

(...)

 

6.3
Au Japon et en Europe, il devrait y avoir un débat public pour déterminer un nombre de maladies et de décès qui paraît acceptable en lien avec l'introduction de normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires. Étant donné qu'aucun seuil de contamination ne garantit une protection absolue, toute décision à ce sujet implique de sacrifier ou d'épargner un certain nombre de vies. Il est avant tout important d'expliquer à la population qu'il n'existe pas de limite parfaitement sûre et que même la plus faible dose de rayonnement nuit à la santé.

 

6.4
D'un point de vue médical et éthique, il est impossible de justifier l'existence de seuils de contamination différents, prévus d'une part pour des conditions normales de fonctionnement des centrales nucléaires et d'autre part en cas de catastrophe. Dans les situations de catastrophe, la population est ainsi exposée en toute légalité à des risques pour la santé dont elle n'est pas responsable, tandis que les exploitants des installations nucléaires défectueuses sont globalement déchargés de leur responsabilité.

 

6.7
Les scientifiques sont appelés à apporter aux citoyens des informations objectives sur ce sujet complexe que sont les effets sur la santé des rayonnements ionisants, et ils se doivent de les aider à adopter un comportement raisonnable. Il serait tragique d'assister une nouvelle fois au Japon, comme au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à une désinformation de la population par de hauts représentants de la science (évoquant la « radiophobie » et déclarant qu'il n'y a « aucun danger avec des doses de rayonnement inférieures à 100 mSv »).

source:
Aweb2u

Tag(s) : #SANTE

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