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Christine Lagarde risque de connaître des prochaines semaines agitées. 

 

JUSTICE – La directrice du FMI Christine Lagarde sera entendue "fin mai" par la Cour de justice de la République dans l'affaire Bernard Tapie-Crédit Lyonnais. Un dossier dans lequel l'ex-ministre de l'Économie se serait rendue coupable de "fautes majeures" selon Mediapart.

Le média par qui le scandale arrive promet "un nouveau séisme politico-judiciaire en France", mais aussi "un séisme au FMI – et une nouvelle fois, après la tempête suscitée par la chute pitoyable de Dominique Strauss-Kahn, un séisme qui va ternir l’image de la France et qui était, à l’avance, totalement prévisible." Dans le viseur de Mediapart : Christine Lagarde, actuelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Selon le site Internet d'information co-fondé par Edwy Plenel, l'ancienne ministre de l'Économie, visée par une enquête portant sur des chefs de "complicité de faux" et de "complicité de détournement de fonds publics" dans le cadre de l'arbitrage qui a permis à Bernard Tapie d'empocher 403 millions d'euros, est convoquée devant la Cour de justice de la République (CJR) et pourrait même être entendue le 23 mai prochain avant une éventuelle mise en examen. Une période, fin mai, confirmée par son avocat à l'AFP.

Mediapart évoque des "fautes majeures"

Mediapart publie jeudi une note qui "établit très clairement que Christine Lagarde a choisi délibérément une procédure de règlement du contentieux Tapie-Crédit lyonnais, en sachant à l’avance qu’elle serait contraire aux intérêts de l’État et à ceux des contribuables. En clair, cette note confirme que Christine Lagarde a commis des fautes majeures, qui ont fait le jeu de Bernard Tapie."

La fameuse note est en fait un courrier datant de décembre 2005 co-signé par Jean-Marie Coulon, ancien premier président de la cour d’appel de Paris, Philippe Rouvillois, inspecteur général des finances honoraire (et ancien président de la SNCF), et Bernard Cieutat, ancien président de chambre à la Cour des comptes. Trois "sages" chargés par Thierry Breton, alors ministre des Finances, de formuler une recommandation en novembre 2005 dans le conflit qui oppose Bernard Tapie, à qui la cour d'appel donne raison, et le Crédit lyonnais concernant la revente en 1994 du groupe Adidas.

Pilotée par Nicolas Sarkozy ?

Ce sera chose faite le 22 décembre 2005, le trio évoquant notamment une "solution transactionnelle envisageable à trois conditions", dont l'une stipule que "le montant des sommes abandonnées ou versées à la liquidation pour solde de tous comptes net de la fiscalité sur la transaction reste en deçà de la condamnation au principal fixé par l’arrêt du 30 septembre 2005, en prenant en compte l’erreur matérielle qu’elle comporte", soit 135 millions d'euros. Loin des 403 millions d'euros alloués à Bernard Tapie, dont "240 à 300 millions d’euros en net sont tombés dans sa poche".

Mediapart estime ainsi que ce document fait voler en éclats la défense de la patronne du FMI, laquelle "a balayé les recommandations de sa propre administration, celles de deux des avocats consultés, et a donné des instructions écrites allant à l’inverse pour que les représentants de l’État écartent l’éventuelle introduction d’un recours contre la sentence." Le site Internet met également en cause Nicolas Sarkozy, qui "avait envie, à l’évidence, de faire un geste de remerciement en faveur de Christine Lagarde, qui a suivi ses instructions dans le scandale Tapie", en appuyant sa candidature au FMI, "en sachant à l’avance que l’histoire pourrait très mal se terminer."

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Tag(s) : #ECONOMIE - FINANCE

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