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L'ancien ministre de l'Intérieur a été entendu, pendant 15 heures, par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales à Nanterre.

 

 

L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant quitte le siège de l'UMP, le 8 juillet 2013 à Paris.  L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant quitte le siège de l'UMP, le 8 juillet 2013 à Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)

Son audition dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales de Nanterre a duré quinze heures. La garde à vue de l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant, convoqué à 8 heures mardi 17 décembre, dans le cadre de l'affaire des primes en liquide, a été levée, a indiqué son avocat, mardi peu avant minuit.

Selon sa défense, Claude Guéant, qui devait être interrogé sur les 10 000 euros mensuels de primes non déclarées qu'il aurait perçues entre 2002 et 2004 lorsqu'il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, "a apporté beaucoup de réponses", "jugées convaincantes et satisfaisantes".

En fin d'après-midi, l'ancien directeur général de la police nationale Michel Gaudin, également placé en garde à vue dans la matinée, est ressorti des locaux de Nanterre. C'est la première fois en France que deux anciens responsables de la police de ce niveau sont entendus sous ce régime.

 

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10.000 euros par mois de primes remis à Guéant entre 2002 et 2004

 

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Affaire des primes en liquide : l'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant en garde à vue

 


 

L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant et l'ancien directeur général de la police nationale Michel Gaudin sont en garde à vue, mardi 17 décembre. Les deux hommes se trouvent à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il sont entendus dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds publics.

D'après Europe 1, Claude Guéant a été convoqué à 8 heures au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Il est entendu par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, dans le cadre de l'affaire des primes en liquide.

L'Inspection générale de l'administration (IGA) et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices") avaient conclu en juin que 10 000 euros par mois, "en provenance des frais d'enquête et de surveillance", ont été "remis au directeur du cabinet du ministre" de l'Intérieur entre mai 2002 et l'été 2004. En l'occurrence Claude Guéant, directeur de cabinet de ce ministère à l'époque dirigé par Nicolas Sarkozy. 

Les primes de cabinet supprimées en 2002

L'affaire avait débuté par une perquisition menée chez Claude Guéant dans le cadre d'une autre enquête : celle sur le présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Selon le Canard enchaîné, les enquêteurs découvrent alors au domicile de l'ancien ministre des traces de paiements en liquide de factures.  

Pour sa défense, l'ex-ministre de l'Intérieur affirme que cet argent correspond à des "primes de cabinet". Or, ces primes de cabinet ont été supprimées le 1er janvier 2002, par Lionel Jospin. Désormais qualifiées d'"indemnités pour sujétion particulière", elles sont intégrées à la rémunération normale des conseillers ministériels, expliquait alors Le Monde.fr.

 

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Tag(s) : #ACTUALITES

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