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5 fondamentaux pour être un vrai écolo

 

Voici quelques "fondamentaux" écolos, sans le respect desquels point de "verditude" possible :

 

1. L’humanité ruine la biosphère. Elle saccage et pollue la planète en imaginant ainsi faire progresser le plus grand nombre. Les milieux naturels disparaissent à une vitesse effarante. Nous détruisons la biodiversité en oubliant un détail : il s'agit de notre mère. Nous sommes le fœtus, et nous donnons de grands coups de couteau dans l’utérus qui nous nourrit. Nous prouvons ainsi que nous incarnons l’espèce la plus intelligente du règne animal.

 

2. Il n’y aura jamais de croissance matérielle indéfinie sur une planète finie. Les ressources terrestres sont limitées et la démographie mondiale explose. La majeure partie de notre espèce vit et meurt dans la misère. Les plus riches ne pourront s’enrichir davantage qu’au risque d’un conflit d'ampleur mondiale.

 

3. La seule bonne méthode pour résoudre la crise énergétique consiste à économiser les réserves qui sont encore à notre disposition. Nous ne pouvons pas choisir entre la catastrophe nucléaire et le désastre climatique. Nous devons nous lancer dans la domestication des énergies renouvelables, mais nous n’en aurons jamais assez, surtout si nous voulons (conformément à nos idéaux religieux, philosophiques et moraux) améliorer les conditions de vie des plus démunis.

 

4. Il y a urgence à protéger les forêts tropicales, les marais, les mangroves, les montagnes, les côtes, les récifs de coraux, les glaces polaires, la richesse biologique de nos campagnes et de nos villes, bref, notre biodiversité. Les baleines, les dauphins, les requins, les éléphants, les tigres, les lions, les ours, les loups ou les aigles, c’est-à-dire la quasi-totalité des bêtes sauvages qui enchantent nos légendes, nos contes pour enfants ou nos récits mythologiques, risquent de disparaître d'ici vingt ans.

 

Si nous touchons cette extrémité, nous anéantirons non seulement des espèces indispensables à l’équilibre des écosystèmes qui nous font vivre, mais également des pans entiers de notre culture, de notre littérature, de nos arts, de nos plus beaux poèmes et de nos rêves de gosses, bref de ce qui a fait de nous des hommes avant le smart-phone et la téléréalité.

 

5. Nous devons nous mobiliser pour nos frères humains. Pour la justice et la paix, pour les droits et la liberté des peuples, pour l’égalité des sexes, des langues et des religions. Mais nous devons aussi nous battre contre la cruauté perpétrée à l’encontre des espèces abusivement considérées comme "inférieures". La lutte contre les élevages concentrationnaires et les abattoirs de l’angoisse fait partie des impératifs écologiques.

Tout comme l’idée selon laquelle les combats de coqs, la chasse et plus particulièrement la chasse à courre, constituent des activités indignes de notre époque. La corrida, l’effroyable corrida, la terrifiante course de taureaux, ce spectacle de la torture, les hectolitres de sang et le matador aux "cojones" coincées dans son "habit de lumière", ne sont pas des cérémonies métaphysiques, mais des épisodes de sadisme caractérisé, de la part de leurs auteurs, de ceux qui les applaudissent et de ceux qui ramassent l’argent.

 

Lorsqu’une tradition évoque une pure saloperie, il faut l’abolir et non pas en faire un patrimoine immatériel de l’Unesco !

 

Être moins pressés, moins avides, moins cruels : tel est le but qui nous est assigné pour avoir une chance de devenir, un jour, de vrais Homo sapiens.

 

Si nous approchions de cet idéal, nous aurions accompli un progrès digne de ce nom. Pour cela, nous devons respecter les "fondamentaux" !

 

Auteur : Yves Paccalet, philosophe écologiste

Source : leplus.nouvelobs.com via "Terre Sacrée"

Tag(s) : #NATURE - ECOLOGIE

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