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Une belle manière d'exploiter les automobilistes...

Qui n'a jamais vu un paiement par carte bancaire refusé pour un petit montant ? La plupart des clients pensent à un problème technique ou informatique. Mais l'antenne nancéenne de l'UFC-Que choisir vient probablement de mettre au jour l'une des véritables raisons de ce désagrément, grâce au témoignage d'un jeune automobiliste. Les résultats de l'enquête menée par l'association de défense de consommateurs mettent en évidence un système de "dépenses fictives" sur les achats de carburant aux pompes automatiques.

"Les faits remontent à juin 2003. Cet étudiant avait un solde créditeur de 113,04 €. Il se rend dans une station-service automatique et met pour 29 € de carburant. Quelques jours plus tard, il remet 40 € dans une autre station en souhaitant régler au guichet. Le paiement est refusé, pourtant il n'a pas de découvert", raconte le président de l'UFC Nancy, Guy Grandgirard. Le porteur de la carte demande alors des explications à sa banque qui rétorque que "pour tout paiement aux pompes automatiques, un montant de 85 € est retenu pendant huit jours". Autrement dit, au moment de remettre de l'essence, le client possédait fictivement un solde insuffisant, d'où le rejet de la transaction.

Scandalisée, l'association se saisit du dossier et interroge toutes les banques. "Certaines n'ont pas répondu. Globalement, les sommes forfaitaires retenues vont de 70 € à 100 € selon les pompes. Et les délais avant déblocage, donc avant que vous puissiez utiliser cet argent, vont de quatre à trente jours selon les organismes", constate Guy Grandgirard, qui a cherché à savoir à qui revenait l'initiative d'une telle pratique.

La majorité des établissements, ainsi que le Groupement des cartes bancaires, ont souligné qu'il s'agissait d'une demande des pétroliers afin d'éviter les fraudes très importantes pour les achats de ce type. "Mais nous nous sommes également rendu compte que certains supermarchés, qui proposent leur propre carte de crédit, agissent de la même manière", poursuit le président qui précise qu'"il vaut mieux mettre une fois 45 € d'essence, plutôt que trois fois 15 € car la somme bloquée sera multipliée par trois !"
L'UFC-Que choisir de Nancy va désormais entamer un combat afin d'obtenir la suppression pure et simple de ces dépenses fictives et souhaiterait s'assurer que les "victimes de ce système" n'ont pas à payer de frais de découvert.

Source : Dimitri Rahmelow, Nancy – Meurthe et Moselle

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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