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À l’heure actuelle où une polémique éclate pour savoir si oui ou non l’armée doit être envoyée à Marseille pour régler les problèmes d’insécurité ou non, une autre éclate, le nombre d’armes de type kalachnikovs et d’armes illégales en circulation en France. Le souci n’est pas réellement le nombre d’armes qui circulent, c’est plutôt ceux qui possèdent ces armes et qui sont foutus d’en faire un usage plus que douteux, surtout avec toutes ces prévisions de guerre civile probable en France dans les mois à venir… Si tout se confirme, lorsque la chasse au pigeon va ouvrir, mieux vaudra ne pas être en milieu urbain !
via les moutons enragés

Un agent des douanes montre une Kalachnikov trouvée à Marseille dans le coffre d'un véhicule Porsche Cayenne en novembre 2010

Un agent des douanes montre une Kalachnikov trouvée à Marseille dans le coffre d'un véhicule Porsche Cayenne en novembre 2010 / AFP

 

Les armes de guerre, dont la kalachnikov utilisée mercredi pour tuer un homme de 25 ans à Marseille, se sont banalisées en quelques années en France, armant aussi bien les petits voyous que le grand banditisme, notamment en raison de leur faible coût.

15.000 armes de guerre de type kalachnikov

Depuis de nombreuses années, spécialistes et responsables policiers tirent la sonnette d'alarme, évoquant "une prolifération anarchique" de ces armes de guerre, notamment dans les cités, insistant depuis plusieurs mois sur leur utilisation de plus en plus fréquente.

Selon des spécialistes, près de 15.000 armes de guerre de type kalachnikov circuleraient dans les banlieues françaises, contre 3 à 7 millions d'armes qui se trouveraient illégalement en France. Mais il n'existe aucune statistique officielle sur le sujet. Ces armes peuvent être "mutualisées" pour un quartier, servant à différentes équipes, pour des faits allant de l'attaque de fourgon par exemple au simple règlement de compte personnel.

"Avant, un voyou se servait d'un fusil de chasse pour régler ses problèmes personnels. Là, comme il peut avoir une kalach' sous la main, eh bien il s'en sert parce qu'il est refusé en boîte de nuit, et ça fait beaucoup plus de dégâts", explique un spécialiste, pour qui la cartographie des armes de guerre épouse celle du trafic de drogue.

De 500 à 2.000 euros l'arme

Le succès de ces armes tient notamment à leur coût.
Par exemple, le prix d'une kalachnikov sur le marché noir, oscille entre "500 euros pour une arme de mauvaise qualité" et de "1.000 à 2.000 euros" pour une arme venue de l'ex-Yougoslavie, selon un spécialiste.  "C'est devenu tellement facile de s'en procurer que les voyous les utilisent facilement", raconte une source policière.

Selon une source proche du renseignement français, le marché français est alimenté par "de petits trafics - une dizaine d'armes maximum à chaque fois - qui viennent encore principalement de l'ex-Yougoslavie, cachées dans des poids lourds ou des autocars, via l'Italie".

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait affirmé début juillet après une fusillade à la kalachnikov à Lille - où deux personnes avaient été tuées devant une discothèque-, que la lutte "sans relâche contre le trafic et la détention illégale de telles armes", constituait "une des priorités de son action".

L'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait déclaré en février 2012 que près de 3.500 armes avaient été saisies en 2011, "une goutte d'eau dans un océan bien vaste", selon un spécialiste. source
Tag(s) : #VIE QUOTIDIENNE

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