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La peine est tombée, 15 ans de rétention juste par ce que vous avez voyagé entre les États-Unis et l’Europe! Mais rassurez-vous, ce n’est pas vous qui allez être gardé durant cette période mais vos données personnelles. Un accord entre Washington et Bruxelles permet donc aux USA de garder vos données personnelles pour une durée de 15 ans dont les détails de carte de crédit, les numéros de téléphone et l’adresses de domicile, les USA pouvant ensuite à loisir éplucher ces informations, dès fois que vous soyez de gros terroristes…
Au passage, merci à l’union européenne pour jouer le jeu des fous et de big brother!

Air travel passengers

 

Les données personnelles de millions de passagers qui voyagent entre les États-Unis et l’Europe, y compris les détails de carte de crédit, numéros de téléphone et adresses de domicile, peuvent être conservés par le département américain de la sécurité intérieure pendant 15 ans, selon un projet d’accord entre Washington et Bruxelles suivant une fuite auprès du journal le Guardian.

La «diffusion restreinte» de ce projet qui a émergé des négociations entre les États-Unis et l’UE, ouvre la voie pour stocker les données des passagers des compagnies aériennes afin d’être analysés par des États-Unis de manière automatisée, l’exploitation de ces données sera assurée par des programmes de profilage pour lutter contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité et l’immigration clandestine. Les Américains veulent imposer aux compagnies aériennes de fournir des listes de passagers le plus rapidement possible et complètes, 96 heures avant le décollage.

 L’accord reconnaît qu’il y aura des occasions où les gens pourrons être retardés ou empêchés de voler parce qu’ils seront mal identifiées et donc considérés comme une menace, et leur donnera le droit de déposer une requête en révision judiciaire devant la Cour fédérale des États-Unis. Il décrit également les procédures en cas de pertes de données prévue ou toute autre divulgation non autorisée. Le texte comporte des dispositions en vertu desquelles « des données personnelles sensibles» – comme l’origine ethnique, les opinions politiques, et les détails de la santé ou la vie sexuelle – peuvent être utilisés dans des circonstances exceptionnelles si la vie d’un individu pouvait être mise en péril.

La période de rétention de 15 ans est susceptible de se révéler très controversée car elle est trois fois plus grande que les cinq années prévus dans les PNR de l’UE (Passenger Name Record), en provenance et au sein de l’Europe. Une période de cinq ans et demi vient d’être négocié dans un accord similaire avec l’Australie. L’Allemagne et la France ont sont préoccupés par cet accord et doutent de la nécessité de la mesure.

Grande-Bretagne a déjà annoncé son intention d’opter pour le régime PNR européen, dans lequel le ministre de l’Intérieur, Theresa May, a joué un rôle clé, et devrait se joindre à l’accord des États-Unis cet été.

Le ministre de l’Intérieur Damian Green a déclaré: «Le pouvoir de PNR réside dans le fait qu’en utilisant un système automatisé pour interroger intelligemment, nous sommes en mesure de passer au crible les données rapidement et de manière qu’il révèle des tendances et établit des liens qui autrement ne n’auraient pas été mis en évidence. «

Le texte du projet d’accord ne mentionne pas explicitement le profilage mais parle de «traitement et l’analyse des données PNR ».

Le Sénat américain a adopté une résolution la semaine dernière en disant qu’il « ne pouvait tout simplement pas accepter » un relâchement par les ministres européens sur le partage de données, le décrivant comme «une partie importante de nos moyens de défense à plusieurs niveaux contre le terrorisme ». Les sénateurs ont déclaré qu’il s’agissait d’un outil important pour les agences de sécurité « d’identification des menaces éventuelles avant leur arrivée dans notre pays ».

Mais le Parlement européen, qui devra l’approuver, a demandé une preuve qu’un tel accord PNR est nécessaire, et a dit qu’il ne devrait en aucun cas être utilisé pour l’extraction de données ou de profilage.

Un accord provisoire sur le partage des données des passagers aériens entre l’UE et les États-Unis est en vigueur depuis 2007, mais a fait l’objet d’un intense débat au sujet des libertés civiles à travers l’Europe. Ce projet d’accord semble donner aux Américains tout ce qu’ils ont demandé.

Suite et source en anglais sur guardian.co.uk (vu sur "les moutons enragés")

Tag(s) : #AIR DU TEMPS

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