Les inondations en Espagne ont créé des remous dans nos supermarchés. Le pays étant l'un de nos plus grands producteurs, des risques de pénurie sont à prévoir dès à présent sur ce fruit.
Les pluies diluviennes tombées dans la région de Valence ont causé de nombreux dégâts humains, matériels et sanitaires en novembre, avec un bilan tragique d'environ 223 morts et 78 disparus. Ce phénomène météorologique a été "le révélateur d'une forte vulnérabilité" de la côte méditerranéenne, selon Géoconfluences. En effet, ces inondations ont mis en difficulté les secteurs agro-alimentaires espagnols, en particulier celui de la production d'agrumes. De nombreuses exploitations agricoles, en majorité présentes dans la région de Valence, ont ainsi été saccagées par les eaux. Devenues inaccessibles, elles menacent l'approvisionnement de denrées alimentaires vers l'Hexagone. Selon France Bleu Roussillon, cette pénurie pourrait frapper prochainement et durer ces prochains mois.
L'Espagne, considéré comme le "potager de l'Europe", est l'un des producteurs de fruits et légumes les plus importants du continent. La péninsule ibérique fournit 77% des courgettes, 84% des concombres, 76% de la salade et une grande partie des agrumes consommés en France. La montée des eaux entraîne donc une baisse drastique de ces exportations.
Et les arrivages de clémentines ne sont pas épargnés. Ce fruit de saison à pourtant l'habitude de foisonner sur les étals hivernaux. Riche en vitamines, en fibres et antioxydants, il permet de renforcer le système immunitaire et de réduire la fatigue, souvent plus pressante sous l'effet du froid.
Habituellement, ce mois de novembre connaît un pic de consommation de clémentines, mais à Perpignan, l'approvisionnement a été long et périlleux : les transporteurs espagnols ont été longtemps bloqués, ne pouvant pas prendre l'autoroute directe pour remonter vers Barcelone et livrer en France, s'est inquiété l'exploitant d'une société de transports basée à Saint-Charles, dans un article de France Bleu Roussillon. Ces contraintes d'itinéraires sont venues un temps s'ajouter à une production presque à l'arrêt.
Le principal problème réside dans l'espérance de vie des clémentines, sensibilisées par les inondations : "Les fruits sont gorgés d'eau et risquent de pourrir", indique le professionnel. En conséquence, une baisse drastique est à prévoir dans tout le pays. "60% des arrivages pour la France" sont concernés. Et ce n'est pas tout, les oranges, les courgettes, les aubergines, les poivrons et les tomates seront également moins présents dans les marchés français.
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