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MOINS de BIENS PLUS de LIENS

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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


Ce n'est plus une chronique mais un feuilleton 😉 Brève du sixième jour du mois d’avril, en l’an de disgrâce 21

Publié par Brujitafr sur 7 Avril 2021, 06:29am

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE

Ce n'est plus une chronique mais un feuilleton 😉 Brève du sixième jour du mois d’avril, en l’an de disgrâce 21
Ce n'est plus une chronique mais un feuilleton 😉
Brève du sixième jour du mois d’avril,
en l’an de disgrâce 21
 
Madame la marquise de la Courge était de ces personnes qui dès lors qu’un incendie survenait, n’aimait rien tant qu’à se précipiter sur place, et sous couvert d’éteindre le brasier, soufflait sur les braises. Ainsi en usa-t-elle avec le pauvre petit duc de l’Attelle dont on se demandait s’il n’allait pas connaître le même sort que cet infortuné petit duc de Grivois. Le délicat palais de monsieur de l’Attelle serait-il l’instrument de sa perte comme son épée avait été celui de la chute de monsieur de Grivois ?
 
Monsieur le duc de Chat-Rançon était au faite de sa gloire. On se l’arrachait. C’était un anobli de fraîche date, qui avait commencé sa carrière comme bouffon dans un salon d’une Lucarne Magique. Quelques gras émoluments et quelques amitiés bien placées avaient fait le reste. Mais voilà qu’il se trouvait au cœur d’une bien méchante querelle. Mis à la question par quelques gazetiers fort impudents, il produisit des dénégations effarouchées, suivies d’un emportement quelque peu confus, où l’on distingua combien il avait pu fréquenter Notre Joyeux Mirliton. Il cria qu’on usait de son nom pour faire tomber le gouvernement, et que l’on vivait « entre la Révolution française » – entendez par là ces maudits Insoumis- et « le régime de Vichy de monsieur Pétun » ! L’art de l’antithèse était porté au pinacle et monsieur le duc de Chat-Rançon s’y révélait virtuose. On le vit ensuite esquiver un bouc-émissaire dont il avait la navrante impression qu’on voulait le lui faire porter, préférant de loin se métamorphoser en chapeau, accessoire qu’il affectionnait par dessus-tout. Il fit une dernière pirouette en affirmant haut et fort qu’il n’avait au grand jamais donné de dîners. Tout au plus nourrissait-il de quelques miettes les pauvres hères qui traînaient leur misère sous ses fenêtres. Tout ce pataquès n’était qu’un simple poisson d’avril. Le Grand Chambellan aux Affaires Domestiques et son âme damnée le Sieur Teutonic furent grandement satisfaits. A l’hôtel de Vivienne, il n’y avait plus âme qui vive, plus la moindre casserole ni la moindre fourchette.
Les grands gazetiers pérorèrent à l’infini pour savoir s’il fallait prendre les premières allégations de ce bouffon de duc au sérieux. La réponse fut que non. Ne s’agissait-il en effet d’un bouffon dont le rôle était de bouffonner ? De même que les Chambellans se devant de montrer l’exemple, ils ne pouvaient qu’être exemplaires. La délation était chose fort laide, argua une certaine madame de la Graisse d’Ane, amie de madame de Maraiechale-Nouvoissy, la nièce de la chatelHaine de Montretout, sauf s’il s’agissait de prendre les gueux en flagrant délit de désobéissance. L’affaire était donc close et forclose, telle était l’antienne que délivra tout au long de la journée la Bonne Fille de son Maitre.
Fort heureusement, monsieur le duc de la Blanche Equerre amena une fort distrayante diversion. Ce sixième jour du mois d’avril était le jour où les escholes, petites et moyennes, ainsi que les gymnases des grands élèves, devaient se tenir à bonne distance, dans le « ciel » précisément et ce au moyen de lucarnes magiques. Les dites lucarnes étaient partout, prêtes à s’allumer. A l’heure dite, rien ne fonctionna ou presque. Monseigneur de la Blanche Equerre, armé d'une longue-vue, fut prompt à identifier l’ennemi qui venait de mettre en déroute sa belle machinerie. Ce ne pouvait être que le tsar Vladimir et son armée secrète, laquelle avait déjà pris pied sur notre sol, disséminant ses espions - déguisés en bambins- à la solde de son infâme dessein. Le duc produisit force moulinets, s’inventant moult autres ennemis, lesquels déclinèrent poliment mais fermement toute responsabilité. Des placards fleurirent ici et là tout au long de la journée pour railler monseigneur le duc. Les maitres des escholes avaient trouvé là moyen de se venger de toutes les humiliations et mauvais traitements.
 

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