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L'esprit est comme un parapluie = il ne sert que s'il est ouvert ....Faire face à la désinformation


Déclaration d'intérêts: épinglé, Delevoye démissionne de la fonction polémique

Publié par Brujitafr sur 9 Décembre 2019, 15:18pm

Catégories : #ACTUALITES, #POLITIQUE

Ce samedi 7 décembre, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique -HATVP-  a rendu publique la déclaration d'intérêts de Jean-Paul Delevoye. Il y manque sa fonction d'administrateur au sein d'un institut de formation de l'assurance. "Pour clore toute polémique", Jean-Paul Delevoye a annoncé ce matin avoir démissionné de ses fonctions.

Déclaration d'intérêts: épinglé, Delevoye démissionne de la fonction polémique

= dépeçage et spéculation assurés de nos retraites par BlackRock contre promesse de poste dans le futur ?

via Maître Confucius

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Ce samedi 7 décembre, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique -HATVP-  a rendu publique la déclaration d'intérêts de Jean-Paul Delevoye, qui a été nommé haut-commissaire aux Retraites. Il y manque sa fonction d'administrateur au sein d'un institut de formation de l'assurance. Dans un communiqué datant du 9 décembre, Jean-Paul Delevoye annonce que "pour clore toute polémique", il a démissionné ce matin de ses fonctions d'administrateur de l'IFPASS, précisant que cette démission prend effet immédiatement.

 

Selon les informations du Parisien divulguées ce lundi, celui qui est devenu membre du gouvernement le 3 septembre dernier, on y découvre un salaire de ministre de 10.135 euros brut et ses pensions de retraite liées à ses anciennes fonctions. Jusqu'ici rien de bien illégal. Mais Jean-Paul Delevoye compterait sur d'autres revenus non négligeables, comme une rémunération de 5.368,38 euros mensuels (soit 64.420 euros net par an) perçue au titre de président du think thank de Help Education Parallaxe depuis 2017. Entre 2016 et 2017, cette déclaration d'intérêts mentionne par ailleurs des fonctions rémunérées à hauteur de 25.000 euros net en 2016 et 40.000 euros net en 2017 comme conseiller délégué général du groupe de formation IGS. Où l'on découvre qu'il préside une association des orchestres nationaux baptisée "La Chartreuse de Neuville" au point 6 de cette déclaration très instructive concernant "les fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d'intérêts".

 

"Une omission par oubli"

Reste un oubli "gênant" dans cette déclaration de patrimoine. Jean-Paul Delevoye a en effet manqué d'indiquer son lien étroit avec le monde de l'assurance. Depuis 2016, il compte parmi les administrateurs de l'Ifpass, l'Institut de formation de la profession de l'assurance dont les ressources s'élèvent environ à 16 millions d'euros par an, fait savoir le quotidien qui cite une source interne. "Tous les assureurs y forment leurs salariés actuels et futurs", indique un ancien dirigeant selon lequel "les liens avec Jean-Paul Delevoye sont précieux notamment parce que l'ensemble du secteur est très intéressé par la réforme". 

 

Ce mandat au sein de cet institut créé en 2004 serait-il "susceptible de faire naître un conflit d'intérêts"? Et pourquoi cet oubli? Interrogé par téléphone ce dimanche 8 décembre par Le Parisien, le haut-commissaire aux Retraites a évoqué une "omission par oubli", précisant alors ne pas "y avoir pensé une seconde", tout en ajoutant: "Je reconnais que ce n'est pas responsable." "Autant j'accorde l'importance à la Chartreuse, autant, là..."

"Une fonction bénévole"

Quant à sa fonction précise au sein de l'Ifpass, Jean-Paul Delevoye s'explique en ces termes: "A l'Ifpass, c'est une fonction bénévole, je n'y vais quasiment jamais, car je n'ai pas le temps. Je ne connais rien dans le domaine de la formation des assureurs", tout en avouant qu'il a consulté des "déontologues", mais pas sur l'Ifpass. "Je les ai interrogés pour savoir si mon investissement sur les retraites était compatible avec les fonctions au sein de Parallaxe, ainsi que sur mes fonctions au sein de l'IGS. Pas de conflits d'intérêts, m'a-t-on répondu". "Je ne leur ai pas demandé au sujet de l'Ifpass, car, pour moi, ce n'était pas important".

 

Dans un communiqué datant du 9 décembre, Jean-Paul Delevoye précise que depuis sa nomination en tant que Haut Commissaire à la réforme des retraites en octobre 2017, puis Haut-Commissaire aux retraites en novembre 2019, "je n'ai assisté qu'à trois conseils d'administration, ma dernière participation remontant au 4 décembre 2018". 

Le haut-commissaire reconnaît toutefois son erreur. "J'ai rempli moi-même cette déclaration. S'il y a incompatibilité, je vais rectifier cela et démissionner de ce mandat exercé de façon extrêmement faible. Mais je reconnais, j'ai fait une erreur".

 

"Pur hasard"

En plein conflit social sur la réforme des retraites, l'information a suscité immédiatement des réactions dans les rangs de la gauche et de la droite.

"Pur hasard", a ironisé le porte-parole du PCF Ian Brossat sur Twitter: "Rien à voir avec le fait qu'il saccage les retraites par répartition. Et hasard aussi si le gouvernement a accordé une fiscalité super avantageuse pour ceux qui placent leur argent dans des fonds de pension en avril dernier."

 

A travers son haut-commissaire "on voit le vrai visage de cette réforme des retraites", où "tout est fait pour pousser les futurs retraités vers des fonds d'assurance", a dénoncé le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur Public Sénat.

"Le monde de l'assurance, lui, n'a pas oublié de déclarer ses liens avec la réforme des retraites que prépare" Jean-Paul Delevoye, a abondé le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens.

A droite, la députée Les Républicains Valérie Boyer a jugé que "la macronie a quelque chose de désespérant dans sa constance à donner des leçons de morale et se croire au-dessus des règles".

La porte-parole de LREM Aurore Bergé a reconnu sur BFMTV que l'oubli de Jean-Paul Delevoye est "maladroit" car "la confiance nécessite énormément de transparence", mais ajouté qu'il allait démissionner de cette fonction d'administrateur, ce qui "clarifiera les choses".

A travers son haut-commissaire "on voit le vrai visage de cette réforme des retraites", où "tout est fait pour pousser les futurs retraités vers des fonds d'assurance", a dénoncé le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sur Public Sénat.

"Monsieur Delevoye peut mettre à la taxe tout le pays sur les retraites et oublier une partie de ses déclarations d'intérêt, ça c'est pas un problème", a fustigé le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, après sa condamnation lundi à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny pour rébellion et provocation lors de la perquisition agitée au siège de son parti en octobre 2018.

Pour Marine Le Pen, cet épisode est "une nouvelle illustration" de la politique d'Emmanuel Macron, qui "ne gouverne pas dans l'intérêt des Français: il déconstruit tout notre modèle au profit d'intérêts particuliers et de puissances d'argent".

"C'est gênant", a de son côté estimé le secrétaire général de la CGT et opposant à la réforme, Philippe Martinez, car "on voit que dans la période, les assureurs privés montrent plus que le bout de leur nez".

"On est dans quelque chose de totalement dérisoire", a en revanche déclaré sur LCI le patron des députés LREM Gilles Le Gendre, défendant "une fonction entièrement bénévole, qu'il n'a pas exercée de façon régulière et n'exerce plus". Et d'ajouter "Nous avons sacrément besoin de lui".

suite et source

 

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